Election présidentielle : l’UNEF appelle les étudiants à battre la droite au 2nd tour

Manifestons tous ensemble mardi 1er mai pour de nouvelles conquêtes sociales

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, l’UNEF se félicite de la très forte mobilisation de la population à l’occasion du 1er tour du scrutin. Le recul notable de l’extrême droite est également un motif de satisfaction mais il ne doit pas masquer la contamination du discours et des programmes de certains candidats par l’idéologie xénophobe et populiste du Front National.

A l’occasion de son 80ème Congrès National, en mars dernier, l’UNEF a interpellé l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle et leur a rappelé l’urgence à agir : les jeunes, qui pâtissent d’une précarité croissante et peinent à s’insérer durablement dans la vie active, aspirent à des réponses rapides et ambitieuses de la part du prochain gouvernement.

Un an après la forte mobilisation des jeunes et des salariés contre le CPE, les exigences des étudiants et du mouvement social ne sauraient rester sans réponse : renforcement du service public, droit du travail, allocation d’autonomie, étudiants étrangers sont autant de chantiers auxquels le prochain gouvernement devra s’atteler immédiatement. 

L’UNEF s’inquiète des positions formulées par le candidat de la droite présent au second tour de l’élection présidentielle. De la généralisation du CNE sous forme de contrat unique à la remise en cause du droit de grève des salariés, Nicolas Sarkozy a montré combien il comptait remettre en cause de nombreux acquis du mouvement social.
Les propositions qu’il a formulées sur le service public de l’enseignement supérieur vont à l’encontre des aspirations exprimées par les étudiants : l’introduction de la sélection à l’entrée de l’université comme la privatisation du financement des études supérieures constituent une régression sociale inacceptable pour l’UNEF et les étudiants.
Si les propositions de Nicolas Sarkozy nous alarment vivement c’est aussi le bilan des 5 dernières années qui renforce notre inquiétude. Ministre de l’intérieur à plusieurs reprises, Sarkozy a mené une politique très dure à l’encontre des étudiants étrangers en multipliant de façon intolérable les expulsions, rompant ainsi avec la tradition d’accueil de la France. Cette politique de l’ « immigration choisie » s’est traduite au cours de la campagne par le franchissement à plusieurs reprises du cadre républicain, le discours de Sarkozy empruntant souvent la phraséologie xénophobe et populiste du Front National. Un tel glissement laisse à craindre pour les valeurs de tolérance et de liberté de notre République.

Ces éléments démontrent clairement que la victoire du candidat Sarkozy à l’élection présidentielle compromettrait lourdement la possibilité pour les revendications des jeunes d’être entendues. C’est la possibilité même de conquêtes sociales et de nouvelles protections pour les jeunes qui est en jeu.

L’UNEF appelle l’ensemble des étudiants et des jeunes à se joindre au cortège des salariés lors des manifestations du 1er mai pour porter leurs revendications, et à la mobilisation électorale le 6 mai prochain pour battre la droite au second tour de l’élection présidentielle.

Au-delà de cette échéance importante c’est par l’engagement collectif, notamment en rejoignant l’UNEF, que les étudiants seront le mieux à même de peser pour changer la donne.