Election de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République : l’UNEF rappelle l’urgence à répondre aux aspirations des jeunes

L’UNEF prend acte de la l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République

L’UNEF prend acte de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République au terme d’une campagne au cours de laquelle l’UNEF avait exprimé, à plusieurs reprises, de fortes inquiétudes quant à l’avenir de la jeunesse et la prise en compte de ses attentes.

L’UNEF se félicite de la très forte mobilisation des français à l’occasion de cette élection et la victoire de Nicolas Sarkozy en est par conséquent d’autant moins contestable. Il serait à la fois contre-productif et contraire aux principes de la République de contester l’élection démocratique du nouveau président de la République.

L’UNEF rappelle au nouveau président de la République l’urgence à agir et à répondre aux aspirations des étudiants

A l’occasion de son 80ème Congrès National, en mars dernier, l’UNEF a porté 7 exigences auprès des candidats à l’élection présidentielle pour sortir enfin les jeunes de la précarité sociale, leur permettre d’accéder aux études supérieures et d’y réussir, et enfin de s’insérer durablement dans la vie active.

Un an après la crise du CPE, où l’UNEF a joué un rôle moteur dans la mobilisation, le malaise qui touche les jeunes n’a pas disparu. Il s’est empiré, et, le nouveau président de la République a la responsabilité de mettre fin à cette situation sociale explosive en offrant un avenir de qualité à tous les jeunes de ce pays.

L’UNEF réaffirme la nécessité d’une réforme d’ampleur de l’université permettant une démocratisation effective de l’enseignement supérieur : réforme des premiers cycles, investissement massif de l’Etat, allocation d’autonomie, égalité des droits entre les étudiants… L’UNEF rappelle qu’aucune réforme ne se fera sans les étudiants et qu’elle participera à l’ensemble des discussions ouvertes par le futur gouvernement.

La réforme que l’UNEF appelle de ses vœux ne saurait franchir les lignes jaunes maintes fois rappelées par les étudiants et leur syndicat. La sélection à l’Université comme la hausse des droits de scolarité irait à l’encontre d’un objectif de démocratisation effective et rencontrerait la ferme opposition des étudiants et de l’UNEF.