Conférence de Londres : l’UNEF fera entendre la voix des étudiants pour un véritable service public européen d’enseignement supérieur

Le 25 mai 1998, à l’occasion du 800e anniversaire de l’Université de la Sorbonne, les Ministres de l’Éducation de la France, de l’Italie, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne signait à Paris une déclaration commune visant l’harmonisation de l’architecture du système européen d’enseignement supérieur. Le processus dit de Bologne était né.

Le processus initié à Bologne constitue l’une des plus vastes et plus importantes réformes de l’enseignement supérieur en Europe. L’objectif escompté est d’instaurer d’ici 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur dans lequel les enseignants, les étudiants et les diplômés pourront se déplacer facilement et bénéficier d’une juste reconnaissance de leurs qualifications.

Désormais les ministres européens de l’éducation se rencontrent tous les 2 ans pour faire avancer les objectifs fixés lors de la conférence de Bologne.

La conférence de Londres qui aura lieu les 17 et 18 mai 2007 relève d’une importance particulière. Alors que se profile la fin du processus de Bologne, l’évaluation des politiques structurelles mises en place afin d’améliorer la reconnaissance des diplômes, la mobilité et la situation sociale des étudiants, ainsi que la définition de nouveaux outils de coopération seront au cœur des discussions.

Pour un véritable service public européen d’enseignement supérieur

L’UNEF, membre fondateur de l’ESU (organisation étudiante européenne) sera dans la délégation française à l’occasion de cette conférence.

Alors que se profile l’échéance de 2010 (avec l’objectif annoncé de réaliser d’ici-là un Espace Européen d’Enseignement Supérieur), cette conférence sera pour l’UNEF l’occasion de rappeler la nécessité de construire un véritable service public d’enseignement supérieur, qui passe par la reconnaissance de la dimension sociale du processus et de la nécessité de développer la mobilité étudiante.

L’UNEF, seule organisation avec la CPU à avoir rencontré le Ministère de l’Education Nationale pour discuter de ses positions, continuera à apporter son point de vue au niveau européen pour faire entendre la voix des étudiant dans la construction européenne.

Les étudiants européens à l’offensive

L’ESU (Union des Etudiants d’Europe) tenait son Board Meeting, à Londres, du 10 au 13 mai dernier.

Les étudiants européens en ont profité pour faire partager leur analyse des enjeux de la conférence de Londres et de l’application du processus de Bologne. L’ESU reste par ailleurs très réservée sur l’application du processus en France, qui ne respecte pas les engagements pris par les ministres dans les différents communiqués.
Les étudiants européens de l’ESU ont adopté une motion exprimant de fortes inquiétudes quant aux projets de réforme du nouveau président de la République française. L’ESU souligne la nécessité d’une réforme de l’Enseignement Supérieur mais reste extrêmement réservées sur la politique défendue par M. Sarkozy durant sa campagne. L’ESU appelle le nouveau président et son gouvernement à ouvrir des concertations concernant l’enseignement supérieur avec l’ensemble de la communauté universitaire et de ne prendre de décisions sur de nouvelles réformes qu’après des discussions approfondies et constructives.