L’UNEF se félicite de la parution du décret relatif aux conditions de travail des étudiants étrangers

De nouveaux droits pour les étudiants étrangers

L’UNEF se félicite de la publication du décret permettant aux étudiants étrangers de travailler à nouveau 964 heures par an, sans autorisation administrative préalable. Depuis des années, les étudiants étrangers subissaient une discrimination majeure en n’étant autorisé à travailler que 850h par an sous réserve d’une autorisation administrative préalable délivrée souvent avec beaucoup de retard. Ces nouveaux droits constituent une réelle avancée pour les étudiants étrangers.

A l’occasion des Etats généraux sur les conditions d’accueil et d’études des étudiants étrangers, organisés par l’UNEF et 42 associations d’étudiants étrangers, le 18 novembre 2006dernier, le ministère de l’intérieur s’était engagé à réformer le décret sur les conditions de travail des étudiants étrangers. Depuis, l’UNEF avait veillé à ce que ces annonces soient suivit d’effets. L’UNEF se satisfait du respect des engagements pris à cette occasion.

Le rayonnement international de l’enseignement supérieur français exige d’aller plus loin

La publication du décret sur les conditions de travail des étudiants étrangers constitue une réelle avancée qui doit en appeler d’autres.
Les étudiants étrangers n’ont toujours pas accès aux aides sociales et l’inscription à l’université pour un étudiant étranger reste le parcours du combattant. Il est urgent de permettre aux étudiants étrangers de poursuivre leurs études dans les mêmes conditions que les étudiants français.

Des avancées qui ne doivent pas cacher d’autres reculs

L’UNEF s’inquiète vivement de l’accélération de la mise en place des Centres pour les Etudes en France qui font office de véritables agences de sélection des étudiants étrangers en dépossédant les universités de leur rôle scientifique. Les associations d’étudiants étrangers et l’UNEF préparent en commun un voyage d’étude à l’étranger permettant de juger sur place le rôle des CEF et s’assurer du respect des droits des étudiants.