1ère rencontre avec Valérie Pécresse

L’UNEF satisfaite de la volonté de dialogue de la ministre
Le calendrier resserré hypothèque la possibilité de réelles concertations

L’UNEF a rencontré aujourd’hui, jeudi 24 mai 2007, Valérie Pécresse, nouvelle ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Ce premier rendez-vous a été l’occasion pour l’UNEF de réaffirmer la nécessité d’une réforme de l’université qui permette la réussite de tous. Une semaine après son arrivée, la ministre a quant à elle insisté sur sa volonté d’être « la ministre des étudiants ».

Valérie Pécresse s’est montrée ouverte au dialogue et à la discussion. L’UNEF se satisfait que la ministre ferme clairement la porte à toute sélection et à une hausse des frais d’inscription.

Des inquiétudes concernant le calendrier

L’UNEF regrette que la ministre fasse sienne l’annonce du premier ministre de voter une loi sur l’université dès le mois juillet. Ce choix hypothèque la possibilité d’une réelle concertation, pourtant réclamée par les étudiants et l’ensemble de la communauté universitaire.

Si l’UNEF souhaite une réforme négociée de l’enseignement supérieur, l’absence de délais pour discuter de sujets aussi vastes que l’amélioration du système d’aide sociale, la démocratie universitaire, la réforme des premiers cycles, l’amélioration et la démocratisation des formations professionnalisantes est particulièrement regrettable.

En agissant de la sorte, la ministre prend le risque d’affronter un refus très large des étudiants et de la communauté universitaire, et d’animer dès ces prochaines semaines un profond sentiment de défiance.

Une absence de collectif budgétaire regrettable

L’UNEF s’inquiète également de l’absence de collectif budgétaire en juillet, qui permettrait d’apporter de nettes améliorations dès la rentrée 2007 aux conditions de vie et d’études des étudiants.

L’UNEF rassurée sur le périmètre des discussions

En revanche, l’UNEF a été rassurée par la ministre : les concertations ne porteront pas seulement sur l’autonomie mais sur plusieurs chantiers permettant une réelle réforme de l’université.

4 grands chantiers ont été proposés par Valérie Pécresse : les conditions de vie étudiante (logement, aides sociale, santé, pédagogie…), la carrière des personnels, les conditions matérielles des universités (bâtiments universitaires, sécurité), le statut des jeunes chercheurs et des enseignants. L’UNEF se félicite de l’ouverture de discussions sur des thèmes qui concernent la globalité de l’enseignement supérieur et qui sont déterminants pour l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants.

A la demande de l’UNEF, la question de lutte contre l’échec en 1er cycle a été rajoutée aux concertations par la ministre comme 5ème chantier. Alors que 40% des étudiants échouent en 1ère année de Licence, la lutte contre l’échec doit être une des priorités de la ministre de l’Enseignement Supérieur.

Sur l’ensemble de ces thématiques, l’UNEF fera part de ses propositions à la ministre dans le but que ces chantiers se traduisent par des mesures concrètes.

Participation aux Assises de l’Enseignement Supérieur

D’autre part, l’UNEF participera pleinement aux assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche organisées avec l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire.