Réforme des universités : un calendrier peu réaliste

Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, s’est exprimée ce matin pour annoncer le calendrier des concertations sur la réforme des universités.

Un calendrier trop resserré

L’UNEF juge peu réaliste le temps de concertation prévu par la ministre à propos de la réforme sur l’autonomie des universités. Un mois plein ne saurait suffire pour mener à bien les concertations nécessaires à « la réforme la plus importante » de la législature, selon les propos du premier ministre lui-même.
L’UNEF appelle la ministre à la raison et demande un report du calendrier permettant de mener de véritables négociations. Le dialogue social, cher au nouveau gouvernement, ne doit pas rester lettre morte.

Les 3 exigences de l’UNEF entendues

L’UNEF se félicite des engagements de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche de respecter 3 exigences portées par le syndicat : le refus de la mise en place de la sélection, l’engagement de ne pas augmenter les frais d’inscription et le maintien du caractère national des diplômes. A l’occasion des concertations sur la loi sur l’autonomie, l’UNEF sera vigilante et veillera à ce que ces engagements soient respectés. Le contraire constituerait une rupture inacceptable.

Les discussions sur les 5 chantiers doivent s’ouvrir dès le mois de juin

L’UNEF s’est félicitée de la volonté de la ministre d’ouvrir des concertations sur d’autres chantiers de l’enseignement supérieur, notamment sur l’échec en premier cycle suite à la demande de l’UNEF.

Favorable à une réforme globale de l’enseignement supérieur, l’UNEF demande à ce que les concertations sur les 5 chantiers s’ouvrent dès le mois de juin.  La modernisation nécessaire du fonctionnement de nos universités exige davantage que la seule question de l’autonomie qui doit être discutée au même titre que les autres chantiers.

Des mesures d’urgence pour la rentrée

La situation sociale des étudiants ne cesse de se dégrader depuis la fin du dernier Plan Social Etudiant de 1998 comme le dénonce l’UNEF à chaque rentrée : pourvoir d’achat qui s’effondre, hausse de la précarité, développement du salariat étudiant, difficultés pour se loger…..
La rentrée prochaine ne doit pas être placée sous le même signe que les années précédentes et l’UNEF demande à la ministre des mesures d’urgences en faveur des étudiants.