L’UNEF est satisfaite de l’ouverture du chantier de la vie étudiante et demande le financement de mesures d’urgence pour la rentrée

Aujourd’hui, lundi 11 juin 2007, l’UNEF était présente au lancement de la concertation sur le chantier de la vie étudiante par la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.

L’UNEF se félicite de l’ouverture du chantier vie étudiante

L’UNEF s’est félicitée de l’ouverture de concertations, lundi 11 juin 2007, sur la question des conditions de la vie étudiante. La réforme du système d’aide sociale étudiant est un chantier déterminant pour les étudiants.

Une situation sociale alarmante

En l’absence d’un statut protecteur, la situation des étudiants n’a cessé de se dégrader ces 5 dernières années : 100 000 étudiants sous le seuil de pauvreté, de très fortes difficultés liées à la recherche de logement, à la prise d’autonomie vis-à-vis de la famille…

A plusieurs reprises depuis 2002, l’UNEF a dénoncé l’absence de politique publique volontariste en matière d’aide directe visant à résorber la précarité étudiante. Le pouvoir d’achat a connu un recul très significatif lié à l’augmentation des dépenses obligatoires et à la stagnation des aides directes : depuis 2002, la revalorisation annuelle des bourses s’est révélée inférieure à l’inflation.

La conséquence mécanique de cette situation sociale dégradée est le fort développement du salariat étudiant, source d’inégalité et d’échec : 800 000 étudiants sont obligés de se salarier en concurrence de leurs études, nuisant au déroulement de celles-ci ou les conduisant à y mettre fin de façon anticipée.

Rentrée 2007 : un collectif budgétaire est nécessaire pour financer des mesures d’urgence

L’UNEF demande à la ministre de l’enseignement supérieur de faire de la résorption de la précarité étudiante une priorité des semaines à venir. La réforme de l’université n’est pas dissociable de l’amélioration de la situation sociale des étudiants, à l’origine du fort taux d’échec en premier cycle.

L’UNEF demande à la ministre de s’engager sur un collectif budgétaire finançant la mise en place, dès la rentrée 2007, d’un 10ème mois de bourses incluant les « boursiers échelons 0 », qui permette de rattraper le pouvoir d’achat perdu depuis 2002 et d’adapter le système à l’étalement du calendrier universitaire.

Le gouvernement doit investir massivement dans le système d’aide sociale étudiant

Tout le monde s’accorde sur l’insuffisance des moyens alloués pour les aides directes : seulement 8,2% des dépenses de l’enseignement supérieur sont consacrés aux bourses et allocations aux familles, contre 9,8% en moyenne dans les pays de l’OCDE. Il est urgent d’investir massivement dans le système d’aide sociale.

La bourse la plus élevée est aujourd’hui de 300€ par mois pour un étudiant n’ayant aucune ressource, largement insuffisant pour vivre décemment ni réussir ses études. L’UNEF demande une augmentation du montant des bourses de 10% par an en 5 ans et un accroissement du nombre de boursiers en direction des classes moyennes afin de passer de 30% à 40% d’étudiants boursiers.

En matière de logement, le gouvernement doit engager une politique volontariste permettant de loger 10% des étudiants en logement CROUS d’ici 2014, en opérant un rattrapage des retards du Plan Anciaux de 2004.

Réforme du fonctionnement des universités : l’UNEF demande à ce qu’un texte soit soumis aux concertations

Valérie Pécresse a annoncé que les premières orientations politiques du gouvernement relatives à la réforme du fonctionnement des universités seraient rendues publiques demain, mardi 12 juin 2007.
La discussion ne peut se poursuivre sur les seules orientations politiques. L’UNEF demande au gouvernement qu’un texte soit présenté dans les plus brefs délais afin que des concertations sérieuses puissent s’engager dans les groupes de travail.