L’UNEF conteste les chiffres avancés par Valérie Pécresse

L’UNEF conteste le chiffrage des mesures annoncées par Valérie Pécresse concernant les aides sociales aux étudiants. Le ministère avance la somme de 100 millions d’Euros. Suite au calcul du montant que nécessite chaque mesure, seulement 54,6 millions seront consacrés aux mesures pour les aides sociales aux étudiants.

Mesures

Montant (Euros)
Augmentation de 50 000 étudiants échelon 0

10 millions
Augmentation de 4.5% pour 100 000 étudiants (Attention : à partir d’octobre 2008)

5.6 millions
(et non pas 15 millions)
Augmentation des bourses au mérite à partir de janvier 2008

27 millions
Création d’un prêt bancaire cautionné par l’Etat

10 millions
Doublement des bourses à la mobilité à partir de sept 2008

18 millions
Augmentation de 2,5% des bourses

Déjà annoncé
(32 millions)
Augmentation des aides d’urgences

5 millions
Suppression d’ALINE

– 21 millions
Total

54.6 millions

Des mesures très insuffisantes
Ces mesures sont très insuffisantes et très en dessous des 240 millions d’euros supplémentaires pour les bourses préconisés par Laurent Wauquiez dans son rapport sur les aides sociales étudiantes il y a un an. Sur les 54.6 millions prévus, seuls 15.6 millions sont consacrés aux bourses !

Moins de 10% des étudiants seront concernés… pas avant un an !
Les annonces faites aujourd’hui sont en complet décalage avec les besoins des étudiants : alors que près de 80% des étudiants ont connu une dégradation constante de leur situation depuis six ans, moins de 10% des étudiants sont concernées des mesures annoncées. Alors que les étudiants font face à une rentrée particulièrement difficile les mesures annoncées ne prendront effet que dans un an jour pour jour.

Des mesures injustes
Contrairement au consensus né lors des tables rondes de juillet en faveur d’un mois de bourse supplémentaire dès septembre 2007 et d’une augmentation massive du nombre et du montant des bourses, la ministre n’intervient qu’à la marge sur le système des aides sociales. En revanche le gouvernement propose aux étudiants déjà instables financièrement de financer leurs études à crédit en recourant à des prêts bancaires garantis par l’Etat. En 2006 et 2005 le nombre de prêt d’honneur contracté par les étudiants a baissé de 23% et le contingent n’a pas été épuisé.

Certaines bourses vont baisser
La disparition envisagée des « points de charge » est inquiétante car elle risque de pénaliser fortement un certain nombre d’étudiants : les étudiants issus d’un foyer monoparental, les étudiants en situation de handicap et les étudiants résidant loin de leur lieu d’études pourraient ainsi voir leur bourse revue à la baisse.

L’UNEF poursuit sa campagne
Très insatisfaite des annonces du gouvernement, l’UNEF va continuer à mener sa campagne de pétitions pour obtenir des mesures à la hauteur de la situation d’urgence des étudiants.