Le 1er Mai tous dans la rue ! Pour défendre la retraite à 60 ans !

Alors que s’engage le débat sur la future réforme des retraites, l’UNEF appelle les étudiants à manifester leur attachement au droit à une retraite à 60 ans financée par la solidarité, et à réclamer la prise en compte des années d’étude dans le calcul des annuités.

La retraite, une affaire de jeunes !

Alors que la nature du système de retraite qui se met en place aujourd’hui contribue à façonner la société de demain, les jeunes sont aujourd’hui exclus de ce débat de société majeur qui les concerne ! La réforme envisagée par le gouvernement se fait sans eux, et finalement contre eux. Jeunes en insertion, salariés ou étudiants, c’est sur les jeunes d’aujourd’hui que reposera le financement du système de retraite dans les années à venir, sans qu’aucune garantie de bénéficier à leur tour d’une retraite solidaire ne leur soit apportée.

Le gouvernement ne peut aborder le débat sur les retraites sans l’avis des générations directement concernées par cet enjeu social majeur : les jeunes d’aujourd’hui. L’UNEF demande à ce que le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) soit saisi pour faire une étude prospective sur les retraites futures des jeunes d’aujourd’hui. L’UNEF demande au gouvernement d’associer les jeunes aux discussions sur l’avenir des retraites.

Le gouvernement contraint les jeunes à vivre des conditions de retraites moins bonnes que celles de leurs parents

L’UNEF dénonce l’hypocrisie du gouvernement qui prétend réformer « pour les jeunes qui ont aujourd’hui 20 ans » (Eric Woerth), mais veut leur imposer un allongement de la durée de cotisation qui les privera encore un peu plus du droit à la retraite à 60 ans. En envisageant un nouvel allongement de la durée de cotisation et en ignorant les évolutions de la société (allongement de la durée d’étude et de la période d’insertion professionnelle), le gouvernement envoie un message clair à la jeunesse : la retraite, ce n’est pas pour vous ! Ceux qui en ont les moyens doivent épargner dès maintenant… et tant pis pour les autres.Alors que notre pays n’a jamais été aussi riche, les jeunes refusent que le message que la société adresse à sa jeunesse soit de travailler plus longtemps pour toucher une retraite moins importante conduisant ainsi notre génération à vivre des conditions de retraites moins bonnes que celles de nos parents. L’allongement de la durée de la vie ne saurait être synonyme de régression sociale pour notre génération.

Le système de retraite doit prendre en compte l’évolution de la société

Attachés à la solidarité entre les générations, nous souhaitons financer aujourd’hui et demain un système de retraite par répartition de haut niveau qui garantisse un niveau de pension permettant de vivre pleinement le temps de la retraite. Mais nous exigeons également la prise en compte des évolutions de la société qui caractérise notre génération afin de pérenniser les retraites par répartition.

L’augmentation du niveau de qualification des jeunes a entraînée un allongement de la durée des études et un recul de l’âge moyen d’entrée dans un emploi stable (27 ans) qui conduisent les jeunes à commencer à cotiser plus tard que par le passé. Les périodes d’étude ne doivent pas devenir pénalisantes : il est donc indispensable de permettre à chacun de valider les années d’études dans le calcul des annuités ouvrant droit à la retraite, afin que les jeunes puissent étudier sans être inquiété par leur avenir, même lointain. Il est également nécessaire de valider les périodes d’inactivité forcée qui jalonnent de trop nombreux parcours professionnels, et de prendre en compte la situation des jeunes en insertion professionnelle pour qui l’enchaînement de stages, de CDD, de périodes d’intérim ou de chômage conduisent à accumuler des droits à retraite très incomplets.

L’UNEF appelle les étudiants à se joindre aux cortèges des salariés le 1er mai pour faire entendre leurs revendications et exiger du gouvernement des réponses à leurs inquiétudes liées à la réforme des retraites qui s’annonce.