L’UNEF arrive en tête aux éléctions au CNOUS en obtenant 4 élus !

L’élection des huit représentants étudiants au conseil d’administration du CNOUS (Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires) s’est déroulée du 12 au 25 mai. Les élections au CNOUS font suite aux scrutins aux CROUS organisés dans l’ensemble des académies en mars 2010 : les élus étudiants des CROUS votent pour élire leurs représentants nationaux. Ce scrutin détermine la représentativité étudiante au niveau national.

L’UNEF remporte cette élection avec 75 voix, soit 43% des suffrages exprimés, et 4 des 8 sièges d’élus étudiants à pourvoir. La FAGE obtient 65 voix et 3 élus, PDE obtient 29 voix et 1 élu, et le Mèt (ex-UNI) obtient 6 voix et aucun élu. 175 élus étudiants se sont exprimés lors de ces élections nationales.

Il s’agit d’une victoire nette qui conforte la place de première organisation étudiante de l’UNEF. En obtenant plus de voix au CNOUS que son nombre d’élus dans les CROUS, l’UNEF démontre sa capacité de rassemblement autour d’une orientation syndicale, revendicative, et porteuse d’un projet permettant l’accès de tous à l’enseignement supérieur.

Ce scrutin s’inscrit dans la continuité du choix des étudiants lors des élections au sein des CROUS. En votant majoritairement pour les listes présentées par l’UNEF, les étudiants ont dénoncé l’absence de réponses du gouvernement à leurs difficultés sociales et ils ont plébiscité le projet de statut social et d’allocation d’autonomie porté par l’UNEF, refusant la fatalité du choix entre dépendance familiale et salariat pour financer leurs études.

L’UNEF appelle le gouvernement à tenir compte du sens de ce vote

Alors que les étudiants sont particulièrement frappés par la crise économique et que leur situation sociale s’est fortement dégradée (depuis 2001, les dépenses obligatoires ont augmenté trois fois plus vite que les aides), la victoire de l’UNEF lors de ce scrutin national est un message clair adressé au gouvernement: il y a urgence à prendre en compte la situation sociale dégradée des étudiants et à y répondre.

La ministre doit maintenant respecter le sens du vote des étudiants. Ses tergiversations au sujet du 10ème mois de bourse qu’elle entend limiter à seulement 70% des boursiers ne sont pas acceptables. L’UNEF est plus mobilisée que jamais et demande à la ministre d’apporter au plus vite toutes les garanties nécessaires au versement du 10ème mois de bourse pour tous les boursiers en septembre prochain.L’UNEF, qui a réclamée ce 10ème mois depuis cinq ans, n’acceptera pas un 10ème mois de bourse au rabais.

L’UNEF demande la mise en œuvre d’un plan d’urgence sociale pour la rentrée, reposant sur le gel des dépenses obligatoires (frais d’inscription, ticket RU, sécurité sociale étudiante, loyers en résidences universitaires), afin de faire face à l’urgence sociale et de rattraper la dégradation des conditions de vie étudiantes constatée depuis plusieurs années

Alors que le gouvernement annonce son intention de réduire les dépenses publiques et certaines aides sociales, les étudiants ont également souhaité adresser un avertissement ferme : en aucun cas ils n’accepteront d’être sacrifiés sur l’autel de la rigueur. Améliorer les conditions de vie et d’études des étudiants commence par ne pas chercher à faire des économies sur leur dos. L’UNEF, confortée par ces élections, y veillera.