L’UNEF exprime son entière solidarité envers la jeunesse tunisienne et condamne fermement la répression policière

Depuis près de trois semaines, la jeunesse tunisienne est à la tête des manifestations contre le chômage et l’augmentation du coût de la vie qui se déroulent en Tunisie. Elle est aussi la première victime des affrontements violents et de la répression policière qui s’abat sur les manifestants.

A l’heure actuelle on dénombre des dizaines de blessés, pire encore un manifestant âgé de 18 ans a été tué par balle lors d’affrontements avec la police. Le jeune diplômé, Mohamed Bouazizi, qui avait tenté de s’immoler le 17 décembre à Sidi Bouzid, vient lui aussi de décéder. Le 22 décembre, c’est un autre jeune chômeur, Houcine Néji, qui s’est donné la mort en escaladant un pylône électrique. 

Bien plus que des gestes de désespoir, ces évènements et le mouvement de contestation sans précédent, sont l’expression de la crise sociale et démocratique qui traverse la Tunisie et particulièrement sa jeunesse. Alors que le taux de chômage atteint déjà 14% de la population totale, il est deux fois plus élevé parmi les jeunes.

La répression policière et l’arrestation de nombreux étudiants ne sauraient répondre à cette urgence sociale. Ce n’est que par la reconnaissance des aspirations les plus légitimes de la jeunesse et l’investissement dans une véritable politique de l’emploi qu’une issue pourra être trouvée à la crise que connaît actuellement la Tunisie.

L’UNEF exprime sa solidarité envers la jeunesse tunisienne et condamne fermement l’usage de la force contre l’opposition. L’UNEF exige la libération de tous les jeunes arrêtées et de tous les étudiants emprisonnés en raison de leur activité syndicale. Elle appelle à la réintégration dans leurs universités de tous les étudiants exclus.

Alors que les militants emprisonnés il y a trois ans lors des évènements de Gafsa n’ont toujours pas été libérés et que le gouvernement tunisien continue à mener une politique répressive, l’UNEF demande aux autorités françaises de se rapprocher de leurs homologues tunisiens afin de demander la libération de ces étudiants.

L’UNEF appelle les étudiants à rejoindre le rassemblement de soutien au peuple tunisien qui se tiendra aujourd’hui à 18h sur la place de la fontaine des innocents (métro Châtelet).