Améliorer le calendrier universitaire pour les étudiants
Le calendrier universitaire est un élément clé de la vie et de la réussite des étudiants. Semaines de cours, semaines de révisions, semaines de partiels ou de vacances sont autant de temps qui déterminent le rythme de vie des étudiants, et donc la possibilité ou non pour eux de faire face aux nombreux obstacles qui jonchent le chemin de la réussite. C’est donc une attention toute particulière que les élus doivent porter au calendrier universitaire.
L’élaboration des calendriers commence en général au mois de novembre de l’année précédente. Il est particulièrement important de les mettre rapidement à l’ordre du jour des CEVU et des CA pour préparer un calendrier qui participe à la réussite de tous. Dans un contexte général où la tendance est à l’allongement des calendriers universitaires, il faut veiller à ce que ceux-ci ne se fassent pas contre la réussite du plus grand nombre.
Concernant l’année universitaire les règles législatives sont assez simples : l’année se décompose en deux semestres, chacun de ces deux semestres doit comporter au minimum 10 semaines d’enseignement. Sur ce dernier point la norme est plus proche de 13 semaines. Cet allongement des cours est plutôt favorable aux étudiants puisque cela permet d’étaler l’apprentissage des connaissances sur un temps plus long et donc de mieux les assimiler.
Un calendrier universitaire peut être modifié après la rentrée universitaire, mais pas au-delà d’un mois après la reprise des enseignements. De manière générale il vaut mieux éviter de modifier le calendrier d’une année entamée. En effet, des informations périmées ou contradictoires sont souvent génératrices de stress pour les étudiants qui ont les yeux rivés sur leurs dates d’examen.
Comment faire du calendrier universitaire un outil pour la réussite de tous ?
Semaine pédagogique. Ce temps pédagogique a été introduit dans les cursus licences par le plan réussite en licence (PRL). Cette semaine s’intercale normalement lors de la semaine de la Toussaint. Elle a pour objectif de réunir les enseignants référents de chaque filière et de leur donner le temps d’échanger entre eux pour repérer les problèmes pédagogiques et les étudiants en difficulté pour les orienter vers le tutorat. Il faut s’appuyer sur le PRL pour éviter que cette semaine ne soit qu’une simple semaine de vacances, car la possibilité de réserver une semaine du calendrier pour faire le point sur le semestre est indispensable pour la réussite de chacun.
La question des rattrapages. Un des éléments central dans les discussions sur le calendrier universitaire est la question de la place des rattrapages dans l’organisation de l’année. Il n’y a pas de solution idéale. En les mettant en septembre ou en juin les résultats sont généralement identiques (avec un taux de présence plus faible en septembre). Par contre les taux de réussite augmentent quand les universités mettent des moyens pédagogiques suffisants pour encadrer les révisions des étudiants. C’est pourquoi il faut lier la question des rattrapages à celle des semaines blanches de révision. Dans les universités avec un contrôle continu intégral il faut se battre pour maintenir un temps de rattrapages (en plus d’un temps d’examens pour les étudiants en contrôle terminal) pour respecter la règles des deux sessions y compris pour les étudiants en contrôle terminal. Enfin quelque soit la date de la session de rattrapage il faut veiller à ce que soit maintenue la possibilité pour les étudiants en Master de soutenir leur mémoires en septembre sans être pénalisés ou obligés de se réinscrire !
Semaine blanche de révisions. Il est important de se battre pour que les calendriers comprennent un maximum de temps pédagogiques de révision. Ce que nous entendons par semaine blanche de révision n’est pas une semaine de vacances mais un temps pédagogique durant lequel des plages de tutorat sont ouvertes et toutes les bibliothèques sont accessibles. Durant ces semaines il ne doit plus y avoir de cours en amphi et l’ensemble des plages horaires de travaux dirigés doivent être maintenues, sans obligation d’assiduité, pour permettre aux enseignants de rendre et/ou de corriger un certain nombre de travaux, de faire de la méthodologie ou de répondre aux questions. Pour éviter que certains enseignants ne se servent de ce temps pour faire du contrôle continu il suffit de demander la fermeture du logiciel de rentrée des notes (APOGE) le lundi de la première semaine de révision. Ces semaines de révisions doivent être intercalées dans le calendrier à minima avant chaque session d’examen, et également avant les rattrapages (soit 4 semaines blanches de révisions en tout sur l’année).
Quelques éléments pour aller plus loin.
Dans l’élaboration et la discussion d’un calendrier qui permettent la réussite d’un maximum d’étudiants, il est important de prendre un compte la question des personnels enseignants dont le travail est également déterminé par le calendrier universitaire. Il faut s’assurer que les semaines pédagogiques soient bien comptées comme des semaines d’enseignements (et donc rémunérées) et non de vacances pour les enseignants et les personnels non-enseignants concernés.
Sébastien Chaillou
Élu au CNESER






















































































































