Edito
Dans les années 90 de nouvelles universités voyaient le jour pour accueillir un nombre d’étudiants toujours plus important et ainsi répondre aux besoins de la massification de l’enseignement supérieur. Cette transformation profonde de l’enseignement supérieur était le fruit d’un choix de société : il s’agissait à la fois d’élever le niveau de qualification de chacun mais aussi de rompre la reproduction sociale.
Vingt ans plus tard, la carte universitaire se trouve à nouveau en ébullition mais les modalités ont bien changé. Rapprochements d’universités, constitutions de PRES, diversification des statuts, c’est désormais la concurrence effrénée entre établissements qui guide les transformations de la carte universitaire. Et cette concurrence est d’autant plus destructrice pour le service public d’enseignement supérieur qu’elle met aux prises des universités rendues autonomes par la loi LRU de 2007 sans aucun pilotage national. Pire, faute de cadre contraignant, le ministère de l’enseignement supérieur accélère ce mouvement en promettant aux plus ambitieux des financements supplémentaires. « Laisser faire » pour atteindre l’excellence, voilà le credo que semble avoir adopté la ministre. Parce que l’excellence restera une chimère si elle se fait sans les étudiants, les élus « UNEF et associations étudiantes » ont choisi de faire le point sur ces bouleversements de la carte universitaire dans le dossier de ce mois-ci.
Enfin, le Lettre des Elus de ce mois reviendra sur la question de l’insertion professionnelle et de l’emploi des jeunes en donnant la parole à Stéphane Jugnot, chef du département des entrées et des évolutions dans la vie active au CEREQ (Centre d’études et de recherches sur les qualifications).
Bonne lecture !






















































































































