Edito

La mobilisation de cette rentrée universitaire contre la réforme des retraites aura marqué durablement le paysage social du pays. Alors que le gouvernement pariait sur la division des syndicats et la résignation des citoyens, il a été confronté à un mouvement social historique par son ampleur, son unité et sa détermination.

La mobilisation importante des jeunes, des lycéens et des étudiants, dans ce mouvement a sans nul doute contribué à affaiblir la légitimité de cette réforme. Face à un gouvernement qui voulait augmenter l’âge de départ à la retraite au nom des jeunes, ces derniers ont exprimé leur refus d’être condamnés à la précarité à vie alors qu’ils subissent déjà au quotidien des difficultés sociales qui vont en s’accroissant : difficultés à financer ses études, galères de logement, parcours du combattant pour trouver un emploi. La colère exprimée par les jeunes lors de la mobilisation sur les retraites appelle maintenant des réponses aux problèmes que notre génération a soulevé.

A l’heure où seuls 50% d’une génération accède à l’enseignement supérieur et 40% des étudiantséchouent en premier cycle, il est plus qu’urgent de donner les moyens à tous les jeunes d’accéder à un diplôme, outil de protection face au chômage et à la précarité. Or, trois ans après la promesse faite par la ministre de l’Enseignement supérieur d’améliorer la réussite en Licence et d’amener 50% d’une classe d’âge au niveau de la Licence, le bilan des mesures mises en œuvre pour cela est plus qu’insuffisant. Dans son dossier, la Lettre des élus revient sur le Plan Réussite en Licence et son bilan, trois ans après son lancement.

Enfin, la Lettre des Elus donne la parole à Pascal Anger, Secrétaire national du SNEP (Syndicat National de l’Education Physique) avec qui nous aborderons l’avenir du sport scolaire.

Bonne lecture.

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