Un budget de renoncement marqué par la rigueur
Lors de la présentation du PLF (Projet de Loi de finances) 2011, la ministre a affiché une augmentation sans précédent du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche (+ 4,702 milliards d’euros). Pourtant, à l’instar des années précédentes, très peu de cet argent ira dans les budgets des universités et des étudiants, et ne permettra pas d’améliorer ni les conditions de vie et d’études, ni la qualité de notre système d’enseignement supérieur et de recherche.
Dans cette augmentation la ministre intègre :
• 3,581 milliards de crédits pour le grand emprunt qui seront en grande majorité des dotations non consommables par les universités et qui ne seront touchés que par une minorité d’établissements.
• 508 millions pour les partenariats publics privés sans garantie que ces fonds soient utilisés.
• 145 millions d’euros pour les crédits impôts recherche (CIR), c’est à dire des exonérations pour les entreprises.
Au final seuls 198 millions d’euros pourront effectivement être à disposition des étudiants ou des universités, soit une augmentation de +1.3% (plus faible que l’augmentation de l’inflation), ce qui signifie une baisse en euros constant du budget de l’enseignement supérieur.
La ministre renonce à ses promesses
Ce budget est également un budget de renoncement. Malgré les promesses gouvernementales, il manque encore 95 millions d’euros pour financer la mise en place complète d’un 10ème mois de bourse. Le Fond National d’Aide d’Urgence (FNAU) voit également son budget diminuer de 10 millions d’euros alors même que la précarité étudiante augmente.
Alors que la ministre avait fait de la réussite en licence une priorité de son mandat, le budget de fonctionnement pour la licence dans les universités (dont fait partie le plan licence) est en baisse de 14%, soit de 109 millions d’euros. Dans le même temps, le budget du master augmente de 136 millions et celui de l’enseignement supérieur privé de 25%.
Les élus « UNEF et associations étudiantes » se battront dans les mois qui viennent pour que des amendements soient déposés à l’assemblée nationale.
Maria Cotora
Élu au CA de l’IEP-Paris






















































































































