La santé des étudiants
Le droit à la santé doit permettre à chaque jeune de bénéficier des conditions physiques, mentales et sociales lui permettant d’accéder à la réussite universitaire et à l’émancipation individuelle. Pourtant la situation sanitaire et sociale des étudiants se dégrade.
La situation sanitaire des étudiants se dégrade
La jeunesse est une période d’apprentissage des gestes de santé. Pourtant, 1 étudiant sur 3 renonce à des soins faute de moyens et plus de 19% ne sont pas couverts par une mutuelle, en raison de son coût jugé trop élevé. Ils sont près de la moitié à faire part de leur anxiété par rapport à l’avenir. Plus inquiétant encore, près de 15% des étudiants admettent avoir eu des « idées suicidaires » et 5% ont déjà tenté de mettre fin à leurs jours.
Une gestion autonome par les étudiants de leur protection sociale remis en cause
fCouverts par leur propre régime de sécurité sociale, ce sont les étudiants qui ont la gestion de leur santé à travers leur mutuelle, réglant de façon autonome leurs propres affaires. Outre le régime de sécurité sociale étudiant obligatoire, les mutuelles étudiantes proposent un régime complémentaire couvrant les dépenses qui ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale. La LMDE, seule mutuelle étudiante nationale, met ainsi en place des offres adaptées aux besoins et aux moyens financiers des étudiants. Cette gestion autonome par les étudiants de leur système de santé est un pilier fondamental pour sortir de la dépendance familial et offrir des prestations adaptées aux étudiants. Pourtant, le désengagement de l’Etat dans le financement du régime de sécurité social met en péril cet outil.
Faire du droit à la santé une réalité
Les solutions individuelles en matière de santé affaiblissent le régime de sécurité sociale étudiant. Il est urgent de favoriser une protection collective et solidaire des jeunes. L’accès aux soins pour les étudiants passe notamment par un réengagement de l’Etat dans le système de sécurité social et le subventionnement des mutuelles. Les structures universitaires de soins manquent de moyens pour répondre aux besoins des étudiants et les aides sont encore trop peu développer. Un plan de financement des MPU (Médecine Préventive Universitaire) permettrait leur transformation en véritable centres de santé gérés par les CROUS, pouvant prescrire des ordonnances. De plus, la généralisation du chèque santé, pour accéder à une complémentaire santé, est une priorité.






















































































































