L’UNEF fait rejeter l’augmentation du tarif du ticket de restauration universitaire

L’UNEF a appelé lors du Conseil d’Administration du CNOUS du 1er juillet 2011, à rejeter la proposition des représentants du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, d’augmenter le prix du ticket de restauration universitaire de 1,6%. Avec 14 voix contre l’augmentation et 13 voix pour (voies des représentants de l’Etat) et 2 abstentions, les administrateurs ont décidé de suivre l’appel des élus UNEF à rejeter l’augmentation du ticket RU.

Un refus de voir les économies de l’Etat accentuer la précarité étudiante

Par cette annonce, le gouvernement prévoyait de faire augmenter de 2,5 millions d’euros la part du financement du ticket de restauration universitaire qui repose sur les étudiants. Le gouvernement fait ainsi reculer chaque année un peu plus le principe de financement paritaire du ticket de restauration universitaire selon lequel 50% du prix de revient est payé par l’Etat et les 50% restant par l’étudiant. Aujourd’hui cette répartition avoisine les 60% reposant sur l’étudiant contre 40% pour l’Etat.

Alors que les étudiants consacrent moins de 100 euros par mois pour se nourrir et que pour la onzième année consécutive ils voient leur dépense obligatoire augmenter, une nouvelle augmentation aurait été insupportable. Alors que l’ancienne ministre affirmait qu’il fallait sanctuariser les dépenses étudiantes dans un contexte de crise, cette tentative démontre bien que la rigueur économique n’épargne pas les étudiants.

Un avis dont le gouvernement doit prendre acte

Les administrateurs du CNOUS se sont rangés majoritairement derrière la proposition de l’UNEF de geler le prix du ticket RU. L’UNEF appelle donc Laurent Wauquiez à entendre cet avis et à revoir la proposition du ministère afin que les dépenses liées au besoin vital de se nourrir n’impacte pas sur les conditions sanitaires et de vie des étudiants.

L’UNEF appelle donc le gouvernement à réengager l’Etat dans le financement du ticket RU afin de permettre un gel du prix et tendre vers, à nouveau un financement paritaire du ticket.

L’UNEF rappelle qu’à défaut d’entendre l’avis du conseil d’administration, le nouveau ministre prendrait la responsabilité d’un premier acte au ministère qui s’attaquerait aux conditions de vie étudiantes.