Formation d’ingénieur, un système à revoir
L’AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) a rendu un rapport sur la formation au métier d’ingénieur. Comparant différents modèles existant à l’international pour former les futurs ingénieurs, le modèle des grandes écoles françaises est particulièrement critiqué. En effet, il est constitué de 2 ou 3 ans de préparation à un concours basé essentiellement sur les maths, suivis de trois ans de formation en école. Les maths servent à sélectionner les meilleurs élèves, selon l’AERES.
En comparaison, le modèle « américain », est constitué pour moitié d’une discipline de spécialité (la mécanique, l’électronique…) et pour moitié de sciences humaines, de projets de type industriel et de sciences fondamentales. Le rapport conclue que la formation française ne permet pas de former les meilleurs ingénieurs, mais de s’assurer que les meilleurs deviendront ingénieurs.
Le rapport insiste sur la nécessité de réintégrer aux universités les formations d’ingénieurs en les rendant davantage pluridisciplinaires. Les critiques formulées doivent permettre d’ouvrir des réflexions sur la pertinence de la dualité Grandes Ecoles et Universités et faire évoluer un mode de sélection qui repose aujourd’hui uniquement sur les pré-requis des candidats.
Maria Cotora
Élue au CNESER






















































































































