IDEX : des outils dangereux pour l’enseignement supérieur
L’Etat s’est ainsi engagé à investir 22 milliards d’euros, destinés à financer des projets pour l’enseignement supérieur et la recherche.
Les IDEX (initiatives d’excellence) consistent à faire coopérer plusieurs établissements autour d’un projet scientifique de recherche. Ils représentent une masse financière de 16 milliards d’euros. Le ministère sélectionnera en juin, 5 à 10 projets, sur la base d’un avis rendu par un comité d’ « experts internationaux ».
L’objectif est de faire émerger entre 5 et 10 campus d’excellence à visibilité internationale. Construits à la hâte et sans concertation des élus des universités, ces projets présentés au nom des établissements ne représentent pas les priorités de la communauté universitaire.
Enfin, en posant comme condition à la sélection d’un projet, le fait qu’il vise un regroupement d’établissements, le ministère pousse à travers les IDEX à des restructurations universitaires anarchiques. Si la volonté d’attribuer des fonds supplémentaires à l’enseignement supérieur et la recherche afin d’investir dans l’avenir est louable, la sélection de quelques projets a pour conséquence d’accroître la concurrence entre universités.
Face au mépris affiché pour la démocratie universitaire, il est important que les élus « UNEF et associations étudiantes » veillent à garder la main sur le contenu des projets en ne se laissant pas confisqué le débat sur leur mise en œuvre. Les IDEX ne doivent pas se traduire par la mise en œuvre de filières d’excellence réservées aux meilleurs étudiants.
Les élus « UNEF et associations étudiantes » interpellent la ministre pour que les universités non sélectionnées puissent bénéficier d’une compensation financière.
Sébastien Chaillou
Élu au CNESER






















































































































