L’UNEF fait rejeter l’augmentation du ticket de restauration universitaire

Pour la première fois depuis quinze ans, les administrateurs du CNOUS – centre national des œuvres universitaires et scolaires – se sont rangés derrière l’UNEF pour rejeter la décision du ministère d’augmenter de 1,6% le prix du ticket RU.

En effet, chaque année, le prix du ticket RU augmente. L’année dernière, il a franchi le seuil des 3 euros, alors que l’on sait qu’un étudiant dépense moins de 100 euros par mois pour se nourrir. Cela est d’autant plus alarmant qu’à l’origine, ces repas étaient pris en charge de manière paritaire : l’Etat payait à hauteur de 50% quand l’étudiant faisait de même. Aujourd’hui, la part de l’Etat avoisine les 40%, au détriment des étudiants, sur qui reposent 60% du prix du ticket.

Le vote du CNOUS sur le ticket RU n’émet qu’un avis. La décision est maintenant dans les mains du nouveau ministre de l’enseignement supérieur, Laurent Wauquiez qui avait par ailleurs publié un rapport en 2006 sur les conditions de vie étudiante. Ce rapport stipulait que 51% des étudiants prenaient un repas réduit le midi et que « les disponibilités financières limitées obligent les étudiants à faire des arbitrages entre différents postes de dépenses », et à sacrifier leur alimentation. Une nouvelle augmentation du coût de la restauration étudiante serait clairement un encouragement à « l’arbitrage » qu’il dénonçait dans son rapport.

L’UNEF appelle donc le gouvernement à réengager l’Etat dans le financement du ticket RU afin de permettre un gel du prix et tendre vers, à nouveau un financement paritaire du ticket. A défaut d’entendre l’avis du conseil d’administration, le nouveau ministre prendrait la responsabilité d’un premier acte au ministère qui s’attaquerait aux conditions de vie étudiantes.