Pendant que les universités gèrent la pénurie, les établissement privés bénéficient d’une rallonge budgétaire
Une rallonge de 2 millions d’euros a été prélevée sur le budget de la « recherche dans le domaine de l’énergie, du développement et de l’aménagement durables » pour financer les établissements d’enseignement supérieur privés. Pour les élus « UNEF et associations étudiantes », cette rallonge est significative des priorités gouvernementales. Dans un contexte de mise en concurrence généralisée, le gouvernement préfère favoriser les établissements privés, déjà bien dotés, qui se situent hors du service public. En effet, les établissements privés d’enseignement supérieur ne sont pas soumis aux mêmes règles que les établissements publics : sélection à l’entrée, pas d’obligation de respecter la laïcité et des frais d’inscription qui constituent une sélection sociale importante.
Dans le même temps, le budget des universités est en baisse en euros constant, et contrairement aux promesses de Valérie Pécresse le budget de l’enseignement supérieur est soumis à d’importantes coupes budgétaires.
Ainsi, le budget de fonctionnement des formations de la Licence qui était censé une priorité du gouvernement, est en baisse de 109 millions. Cette baisse n’est pas compensée par la hausse de 40 millions des crédits du Plan Réussite en Licence. Un tel budget tourne le dos aux objectifs que le gouvernement s’était fixé : 50% d’une génération titulaire de la Licence, ou encore la réduction par deux du taux d’échec en Licence.
Le service public de l’enseignement supérieur est le seul opérateur capable de garantir à chacun l’accès aux qualification sans sélection. Dans le contexte de pénurie actuel, il est donc indispensable de financer en priorité les universités publiques.
Sébastien Chaillou
élu au CNESER






















































































































