Retrait du décret permettant l’élection des présidents d’universités par les personnalités extérieures
Dans le cadre des débats au sujet du projet de loi sur l’immobilier universitaire, des députés ont déposé un amendement concernant les modalités d’élections des présidents d’université. Il s’agit de permettre la participation des «personnalités extérieures» (nommées par les présidents d’université au sein des conseils d’administration) à l’élection des présidents.
Cette proposition aurait pu avoir des conséquences importantes sur la démocratie à l’université. En effet, alors que la loi LRU avait déjà diminué fortement la proportion du nombre d’élus des étudiants et des personnels dans les conseils, la participation de personnalités extérieures à l’élection des présidents déséquilibrerait radicalement les rapports de force au sein des conseils d’administration des universités entre personnalités nommées et membres élus de la communauté universitaire (étudiants, enseignants, personnels). Les présidents d’université ne seraient ainsi plus responsables devant la communauté universitaire mais devant des personnalités nommées. Ce changement d’interlocuteur direct est une atteinte à la démocratie et risque de faire des présidents d’université les seuls gestionnaires de l’enseignement supérieur, au mépris des voix des usagers du service public.
Les élus « UNEF et associations étudiantes » ainsi que de nombreuses organisations syndicales de l’enseignement supérieur sont donc montées au créneau pour interpeller Valérie Pécresse. La ministre de l’enseignement supérieur a finalement appelé les députés à ne pas adopter cet amendement qui remettait en cause, sans aucune concertation, l’équilibre fragile trouvé en 2007 avec la loi LRU. L’amendement a donc été rejeté.
Maria Cotora, Élu au CNESER






















































































































