19. Droit à une restauration universitaire de qualité

L’UNEF propose

L’UNEF propose l’accès à une restauration de qualité à tarif social pour l’ensemble des étudiants. La restauration universitaire est aujourd’hui principalement régit par le service public du CROUS. La restauration universitaire doit permettre à chaque étudiant d’avoir accès à une alimentation de qualité à proximité de son lieu d’étude. L’accès de tous à une restauration à tarif social passe par :

• Une alimentation équilibrée pour tous. 

• Une gestion de la restauration par le service public du CROUS pour garantir un tarif social et l’accès à un point de restauration pour tous les étudiants.

• Un engagement fort de l’Etat pour permettre aux CROUS de remplir leur mission de service public.

• Le rétablissement d’un financement paritaire entre l’Etat et les étudiants dans le prix du ticket de restaurant universitaire. 

• Une prise en compte accrue des rythmes étudiants dans l’offre de services.

Ce qui existe aujourd’hui

La restauration universitaire sous financée

Fondé sur le critère social, la restauration universitaire est fondée sur le principe de parité : l’Etat est censé financer 50% du prix de chaque repas et les étudiants l’autre moitié. Le désengagement de l’Etat a conduit à une remise en cause de ce principe de parité. Les sont obligés de faire supporter aux étudiants le coût de la restauration de qualité à tarif social. Une enquête publiée en 2008 par le CROUS d’Aix-Marseille montre que plus de 25% des étudiants consacre moins de 100 euros par mois à l’alimentation.

Depuis la fin de la parité du financement du ticket RU entre l’Etat et les étudiants dans les années 80, la part de l’Etat a diminué au fil des années. Le prix réel d’un repas est de 4,97 euros HT. Pour l’année 2010-2011, l’étudiant paye 60,3% du ticket RU, alors que pour l’année 2007-2008 l’étudiant en payait 2,80 euros soit 56% du ticket RU. Le désengagement financier de l’Etat met les CROUS en difficulté financière importante, affectant la qualité de service et obligeant les CROUS à récupérer le manque à gagner dans les poches des étudiants.

La part de l’Etat ne diminue pas uniquement dans le prix du ticket mais aussi dans le budget de fonctionnement du CROUS. Le budget des CROUS se réparti par un tiers de subventions de l’Etat et deux tiers de ressources propres. Ceci à des conséquences importantes pour les tarifs de restauration. En effet, les ressources propres des CROUS proviennent essentiellement des recettes de la restauration diversifiée et des loyers. La baisse de la part de l’Etat dans les budgets implique de manière quasi systématique une hausse des tarifs.

Un accès inégal à la restauration universitaire

Les CROUS gèrent 365 restaurants et possède 240 restaurants agrées sur l’ensemble du territoire et ils gèrent près de 240 cafétérias. On retrouve un point de restauration dans tous les sites universitaires important. Cependant les petits sites de proximité (IUT, sites universitaires délocalisés) sont souvent dépourvus de services de restauration universitaire. Cette situation créée des inégalités en matière d’accès à la restauration universitaire. Seul le prix du repas est fixé par l’intermédiaire du ticket RU, les autres tarifs pratiqués par les centres de restauration des CROUS ne sont pas harmonisés et sont le plus souvent laissé aux choix discrétionnaires des unités de gestion elles-mêmes.

Les moyens pour y parvenir

Un repas équilibré pour tous les étudiants

Un étudiant, selon l’académie dans laquelle il étudie, doit pouvoir avoir accès aux mêmes services. Les tarifs, les formules et les périphériques proposés doivent être harmonisés nationalement. Les CROUS doivent a minima garantir une repas équilibré comprenant une entrée, un plat, un dessert et un autre périphérique. 

Les difficultés financières des CROUS les poussent petit à petit à préférer mettre en avant la restauration diversifiée, beaucoup moins chère. Si la question du prix est fondamentale, la problématique de la qualité se pose aussi. Elle doit respecter l’équilibre nutritionnel et proposer des repas équilibrés aux étudiants. 

La qualité de service dépend aussi des capacités d’accueil des points de restauration. Nous proposons un plan de recrutement de personnel et un agrandissement des capacités d’accueil des restaurants pour éviter les queues interminable et le manque de places.

Garantir un accès à un point de restauration CROUS pour tous les étudiants

Un plan d’aménagement du territoire permettant l’accès de tous à la restauration universitaire doit voir le jour. L’ensemble des sites universitaires doivent offrir des services de restaurations aux étudiants et aux personnels. La capacité d’accueil de ces structures doit dépendre du nombre d’étudiants régulièrement présents sur les sites universitaires.

Améliorer la prise en compte des rythmes étudiants 

L’absence de concertations entre les administrations du CROUS et les universités ne permettent pas de prendre en compte les rythmes étudiants. Les étudiants se retrouvent souvent en difficulté pour accéder à la restauration universitaire. Les services de restauration sont souvent engorgés lors des pauses méridiennes ce qui entraine de longues attentes pour les étudiants. Il est nécessaire que les universités allongent les pauses méridiennes et permettent à tous les étudiants d’avoir accès à un repas équilibré. 

Rétablir la parité de financement entre l’Etat et les étudiants

L’accès à un repas à tarif social pour les étudiants est au cœur des missions sociales des CROUS. Attachés au caractère universel du prix du repas, l’UNEF est attachée à ce que tous les étudiants aient accès à un repas de qualité à tarif social, seul moyen permettant d’assurer l’égalité sur tout le territoire. Nous proposons un gel du prix du ticket RU et des tarifs. Cela doit s’accompagner d’un réinvestissement financier de l’Etat pour revenir à un financement paritaire entre étudiants et pouvoirs publics.