Qu’est ce que l’ESU ?
L’ESU est une confédération de 45 organisations étudiantes en Europe issues de 38 pays différents. Chaque organisation étudiante est indépendante de tout parti politique, des gouvernements et est ouverte à tous les étudiants, indépendamment de leur origine ethnique et sociale. Le but de l’ESU est de représenter et de promouvoir les intérêts éducatifs, sociaux, économiques et culturels des étudiants au niveau européen auprès de tous les interlocuteurs et institutions pertinents, et particulièrement auprès de l’Union Européenne, du groupe de suivi du Processus de Bologne du Conseil de l’Europe et de l’UNESCO. A travers ses membres, l’ESU représente plus de 11 millions d’étudiants en Europe.
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L’ESU travaille à la mutualisation des ressources, à la formation et à l’information des représentants étudiants au niveau national sur les politiques à l’oeuvre en matière d’enseignement supérieur au niveau européen. Alors que les décisions en matière d’Enseignement Supérieur sont de plus en plus prises au niveau européen, l’ESU travaille à son renforcement afin de devenir l’interlocuteur incontournable des étudiants au niveau européen. A ce titre, l’ESU organise régulièrement des séminaires, des formations et conférences autour des questions étudiantes. Elle conduit aussi des recherches dans une perspective européenne, développe les partenariats entre organisations étudiantes par l’organisation de projets et campagnes communs, fournit de nombreux services à travers ses informations et propose une variété de publication à destination des étudiants mais aussi des décideurs politiques et des professionnels de l’enseignement supérieur.
Le fonctionnement de l’ESU diffère donc de celui de l’UNEF. Tournée vers l’expertise et le lobbying, sa démarche est peu syndicale. Mais elle constitue cependant l’outil majeur de l’UNEF pour agir au niveau européen et construire une véritable Europe de l’Education. C’est pourquoi l’UNEF s’investit pleinement dans l’ESU afin de faire le plus souvent possible de sa ligne celle de l’ESU et afin de travailler au renforcement du syndicalisme étudiant en Europe notamment grâce aux liens durables établis avec des organisations proches.
Historiquement, l’existence de l’ESU remonte à la création de la WESIB en 1982 par l’UNEF-ID, la Norvège, la Grande-Bretagne, la Suède, l’Islande, le Danemark et l’Autriche. Le but de la WESIB était de coordonner les informations entre organisations étudiantes et au niveau européen et international à travers plusieurs institutions. Elle demeure éloignée d’une approche syndicale et s’inscrit surtout dans une logique de bloc. Avec la fin de l’URSS, les changements politiques en Europe de l’Est, la WESIB s’ouvre à de nouveaux pays membres. La WESIB devient l’ESIB, avec 16 membres en 1990 et 31 en 1992. Cette ouverture résulte de la volonté de faire de l’Europe un outil de progrès social. L’organisation s’agrandit très rapidement, mais cela ne s’accompagne pas d’un projet syndical. Avec des organisations majoritairement corporatistes ou du moins, peu syndicales, l’ESU adopte une démarche principalement tournée vers le lobbying et l’expertise. Alors que les étudiants sont partout confrontés à une dégradation des conditions d’études et à la remise en cause de l’accès à l’enseignement supérieur suite aux plans de rigueur, l’ESU parvient difficilement à être la tribune de ces étudiants mobilisés. Le contexte conduit cependant l’ESU a adopter une position plus ferme sur certains sujets (condamnation de certaines mesures adoptées au niveau national et des conséquences de plans de rigueur sur l ‘éducation, opposition au nouveau budget consacré à l’éducation, critiques de l’agenda Europe 2020) et ouvre ainsi des perspectives encourageantes.






















































































































