La rentrée 2011, un nouveau coup dur pour les étudiants

Les chiffres de dépenses de l’année 2011-2012

Pour la 11ème année consécutive, le pouvoir d’achat des étudiants baisse. L’augmentation du coût de la vie est de 4,1% pour l’année 2011-2012 par rapport à l’année précédente. Cette augmentation est deux fois plus importante que l’augmentation des prix à la consommation qui est de 2,1% (source : INSEE, inflation de juin 2010 à juin 2011). 

Le coût de la vie augmente pour deux raisons principales.

Flambée des loyers pour les étudiants !

Les loyers à l’emménagement sont en fortes hausses. Cette augmentation est de 8,9% à Paris et de 1,9% en province. 

Les étudiants souffrent particulièrement de l’augmentation des loyers dans le parc locatif privé car ils occupent des logements de petites surfaces dont les loyers augmentent plus vite à la relocation. Le loyer représente en moyenne près de la moitié du budget de l’étudiant. La flambée des prix et l’absence d’une règlementation contraignante fait du logement l’un des principaux facteurs de la paupérisation du milieu étudiant.

Les aides au logement restent insuffisantes. Elles ont augmenté de 1,1% entre 2010 et 2011. Le reste à charge pour les étudiants sur leur loyer augmente de 11% à Paris et 2,5 % en province, entre 2010 et 2011. 

Fais d’inscription, restauration, sécurité sociale : le gouvernement tire les dépenses étudiantes vers le haut. 

La décision du gouvernement d’augmenter les dépenses obligatoires s’inscrit dans la continuité des dix dernières années. Les dépenses obligatoires pour l’année 2011 ont ainsi augmenté unilatéralement. Il s’agit de la hausse des frais d’inscriptions (Licence : +1,72%, Master : +4,7%, Doctorat : +3,6%), du coût du repas universitaire (+8,4%) et de l’augmentation de la cotisation obligatoire à la sécurité sociale étudiante (+1,5%). 

Depuis plusieurs années, la parité de financement du ticket RU entre Etat et étudiant n’est plus la règle. Le financement du ticket repose pour deux tiers sur l’étudiant et un tiers sur l’Etat. 

Inflation et nouvelles augmentations

A cela s’ajoute une inflation plus importante cette année que l’an passé (2,1% en 2011 contre 1,5% en 2010) qui pèse sur le budget des étudiants.

D’autres postes de dépenses sont touchés par une augmentation des prix plus importante que l’inflation. C’est le cas de la carte ImaginR pour les étudiants franciliens. Cette année, le coût de cette carte augmente de 3,9% contre 1% l’an passé. Cette augmentation est d’autant plus importante lorsque l’on sait que le complément transport pour les boursiers franciliens a été supprimé par décision du ministère.

Concernant le coût du transport, il faut noter une baisse des abonnements annuels pour les étudiants de province. Cette baisse s’explique par la mise en place de tarifs avantageux pour les étudiants dans les transportsen commun (Aix en Provence, Marseille, Tours…) pour répondre aux revendications étudiantes.

Un système d’aides sociales défaillant

D’un côté les dépenses augmentent de 4,1% à la rentrée, de l’autre les aides sociales n’évoluent pas. Cette situation creuse le pouvoir d’achat des étudiants. Depuis 2006, le budget d’un étudiant repose de plus en plus sur les jobs étudiants et sur la famille, renforçant les inégalités entre les étudiants.