Le bizutage : une pratique toujours répandue et dangereuse

Le bizutage reste une pratique bien trop rependu dans les écoles et les universités françaises comme le rappelle le CNCB (Collectif National Contre le Bizutage) lors de sa conférence de presse du 13 septembre. Pourtant interdit par une loi de 1998, le bizutage fait partie du paysage dans encore beaucoup de lieux d’enseignement. Sous couvert d’événements festifs ou de week-end d’intégration, les « anciens » font subir aux « nouveaux » toutes sortes d’humiliations : alcoolisation forcée, simulation d’acte sexuel, « jeux » humiliants, etc.

Des pratiques scandaleuses qui ont des conséquences graves

Ces pratiques scandaleuses ont des conséquences graves et engendrent de nombreuses dérives. Les humiliations vécues par les nouveaux arrivants provoquent de violents traumatismes, poussant chaque année plusieurs étudiants à quitter l’établissement dans lequel ils viennent d’arriver suite à ces week-ends d’intégration. Mais pire encore, ces soirées ou week-end d’intégrations sont le théâtre d’événements dramatiques dus entre autre à la suralcoolisation, ces dernières années plusieurs cas de viols ou de décès ont été recensés.

Les étudiantes premières victimes du bizutage

Les étudiantes restent les premières victimes du bizutage, notamment en raison des humiliations sexuelles qu’elles subissent comme le rappelle Marie-France Henry, présidente du CNCB : « Les filles sont les premières victimes du bizutage, les humiliations sexuelles sont plus violentes que chez les garçons, les simulations ou actes de fellation forcées sont fréquents ». Ces dérives s’inscrivent plus largement dans le caractère clairement sexiste dans lesquelles s’inscrivent ces événements, à l’image des affiches dégradantes pour l’image de la femme qui invitent généralement à ces soirées.

Des établissements qui ferment trop souvent les yeux

Les chefs d’établissement ont eux aussi un rôle à jouer dans la lutte contre le bizutage en prévenant les dérives et en sanctionnant les bizuteurs. Mais nombre d’entre eux ferment les yeux sur ces « traditions » vues comme « bon enfant » et vont parfois jusqu’à financer et faire la promotion de ces événements.

Il est plus que temps de rompre définitivement avec ces pratiques dégradantes et dangereuses, pour cela les chefs d’établissement doivent prendre leurs responsabilités et lutter concrètement contre ces pratiques.

Pour en savoir plus : http://www.contrelebizutage.fr/