Étudiants étrangers : Laurent Wauquiez réclame une non application de la circulaire Guéant

Hier, Laurent Wauquiez réagissait aux interpellations quant au rejet des demandes d’autorisation de travail pour les étudiants étrangers diplômés de grandes écoles en France. Pour le ministre, il faut corriger l’application de la circulaire, sans revenir sur son contenu. L’UNEF prend acte de la volonté du ministre de régler la situation des étudiants concernés mais dénonce une frilosité à revenir sur une circulaire qui ne se justifie en aucun point.

Une circulaire réexaminée

La publication de la circulaire du 31 mai 2011, soutenue par Claude Guéant, a fait fortement réagir la communauté universitaire. En effet, cette circulaire, couplée au zèle de certains préfets, bloque les démarches de demandes d’autorisation de travail pour les étudiants étrangers diplômés souhaitant travailler en France. Si la difficulté de changer du statut d’étudiant au statut de travailleur s’accentue depuis quelques années, elle n’avait jusque là pas ou peu touché les étudiants issus des grandes écoles. Depuis la parution de cette circulaire, plusieurs centaines d’étudiants se sont retrouvés sur le carreau alors même qu’ils bénéficiaient de promesses d’embauche à des postes hautement qualifiés. L’UNEF se félicite que la situation de ces étudiants soit réexaminée en vu de régulariser leur situation sur le territoire français.

Une circulaire injustifiable

Si Laurent Wauquiez s’est exprimé concernant l’application de la circulaire Guéant, il se refuse à désavouer la circulaire elle-même, pourtant injustifiable. En effet, au-delà des quelques centaines d’étudiants diplômés en recherche d’emploi, celle-ci multiplie les difficultés pour tous les autres à accéder à une régularisation administrative. Sous couvert de contribuer au développement des pays, la circulaire criminalise les étudiants qui veulent rester travailler en France car elle va créer artificiellement des situations d’irrégularité sur le territoire.

Pour les étudiants, la circulaire du 31 mai s’ajoute au décret publié début septembre qui exigeait des ressources financières plus importantes (+1500 euros) pour bénéficier d’un titre de séjour, créant une véritable sélection sociale dans l’accès au titre de séjour.

L’UNEF exige le retrait de la circulaire du 31 mai et du décret relevant le niveau des conditions de ressources exigée aux étudiants souhaitant suivre des études en France.

L’UNEF demande que, par ailleurs, les critères de changement de statut soient réexaminés car les critères étaient déjà trop restrictifs auparavant.

L’UNEF revendique à ce que le titre de séjour pluriannuel s’applique pour l’ensemble des étudiants étrangers et demande l’ouverture du système d’aides sociales aux étudiants étrangers.