Tous dans la rue le 11 octobre : Notre santé ne financera pas le AAA de la France !

Le 8 octobre 2011
@ : http://l.unef.fr/6R
Mobilisations
   
Santé

Le plan d’économies budgétaires présenté le 5 septembre dernier par François Fillon, fait reposer l’essentiel des efforts économiques sur la population. La contribution exceptionnelle demandée aux plus riches ne représente que 200 millions d’euros sur les 10 milliards qui devront être supportés par les jeunes et par les salariés via de nouvelles taxes et économies sur les services publics. Privés de protection sociale, confrontés au chômage de masse, les jeunes vont devoir en plus voir leur pouvoir d’achat diminuer pour contribuer au redressement des dépenses publiques du pays.

En particulier la taxe sur les contrats d’assurance, véritable impôt sur la santé, va augmenter les dépenses de santé des étudiants, pourtant déjà obligés pour un tiers d’entre eux de renoncer à des soins.

La taxe sur les mutuelles : injuste, inefficace, dangereuse

Le 5 septembre dernier, François Fillon a présenté à l’assemblée nationale le doublement de la taxe sur les mutuelles, passant de 3,5% à 7%. Ajouté à l’ensemble des taxes qui pèsent déjà sur notre santé, il faudra désormais voir 13 euros prélevés par l’État pour 100 euros de cotisation. Autant d’argent qui ne servira pas à rembourser les soins des étudiants.

Cette mesure est injuste socialement car elle touchera les jeunes les plus fragiles, alors que déjà 20% d’entre eux ne peuvent accéder à une complémentaire santé. Elle est inefficace car elle prélève 2 milliards aux mutuelles sans s’attaquer aux industries pharmaceutiques, dont les 40 milliards de chiffre d’affaire pourraient être une ressource sûre et durable. Enfin, elle est dangereuse car elle va contraindre les jeunes à revoir à la baisse leurs dépenses de santé (pour l’heure remboursées à hauteur de seulement un euro sur deux) et risque d’accentuer les difficultés à suivre un parcours de formation dans de bonnes conditions.

Face à la crise, la priorité doit être portée sur l’éducation !

La décision du gouvernement d’imposer de nouvelles coupes dans les dépenses publiques n’est pas une nécessité mais relève d’un choix politique. La situation de la jeunesse grecque, italienne ou espagnole doit nous interroger sur la pertinence de plans d’austérité qui grèvent la croissance et bouchent les perspectives d’avenir de toute une génération.

Préparer l’avenir c’est permettre à sa jeunesse de se former dans les meilleures conditions. A l’heure où nous manquons de diplômés en France (55% d’une génération contre près de 70% dans les pays scandinaves), le gouvernement doit investir dans la protection sociale des jeunes et dans leurs conditions d’études.

L’UNEF refuse que les étudiants soient soumis à une nouvelle taxe sur leur santé et appelle le gouvernement à revenir sur l’instauration de la TCA.

L’UNEF appelle les étudiants à se joindre à la journée de mobilisation des salariés du 11 octobre pour faire valoir leur refus de payer une crise dont ils ne sont en rien responsables.

Les jeunes n’ont pas à sacrifier leur santé pour financer le AAA de la France.

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