Il y a 50 ans, le massacre du 17 octobre 1961

Il y a cinquante ans aujourd’hui, et à cinq mois de la fin de la guerre d’Algérie, le 17 octobre 1961, Paris a été le lieu d’un des plus grands massacres de la seconde moitié du XXème siècle.

Le 5 octobre 1961, le tristement célèbre préfet de Paris, Maurice Papon, institue un couvre feu pour les nords africains « Il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs algériens de s’abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement entre 20h30 et 5h30 du matin ». Il s’agit pour la police et le gouvernement de l’époque de ne pas laisser le FLN (Front de Libération Nationale) prendre le dessus sur la bataille pour l’indépendance de l’Algérie.

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui les vise depuis une dizaine de jour.  

La réponse policière sera terrible : toute la nuit, les algériens seront poursuivis dans Paris, matraqués, mis à tabas, assassinés même avec une violence inouïe. La version officielle parlera de 3 morts, comme si ce soir la, Paris s’était endormi comme les autres soirs.

En réalité, des dizaines d’Algériens, peut-être entre 150 et 200, seront exécutés. Certains corps sont retrouvés dans la Seine. Encore aujourd’hui, le gouvernement refuse de reconnaître le massacre organisé de centaines d’algériens ce soir du 17 octobre 1961.

L’UNEF soutient toutes les cérémonies de commémoration qui ont lieu aujourd’hui partout en France et a notamment participé ce midi à la pause d’une plaque en souvenir des algériens assassinés.

L’UNEF appelle à la reconnaissance du massacre du 17 octobre 1961 par le gouvernement français.