Tous dans les rues contre les violences faites aux femmes
Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint, 75 000 femmes sont violées chaque année, soit une toutes les 7 minutes. Loin d’appartenir au passé les violences faites aux femmes sont plus que jamais d’actualité. Malgré une loi votée il y a quelque mois pour endiguer les violences sexistes que subissent les femmes, elles restent une réalité quotidienne pour de trop nombreuses d’entre elles. Il est plus que temps qu’un vrai engagement politique et financier soit mis en place pour endiguer définitivement les violences.
Les différentes affaires de ces derniers mois on brouillé les esprits. Les propos de certains, sur les « troussages domestiques » ou sur l’impossibilité que certains de nos dirigeants puissent être à l’origine de violences sexistes ou sexuelles laisse entendre que les violences ne touchent que certains milieux sociaux ou que le pouvoir puisse donner une forme d’impunité. Cette manifestation sera aussi l’occasion de rappeler que les violences faites aux femmes touchent sans discernement des femmes issues de toutes origines sociales.
La manifestation du samedi 5 novembre est organisée chaque année par le CNDF (Collectif National pour les Droits des Femmes) qui réunit de nombreuses organisations féministes, politiques et syndicales dont l’UNEF. Cette année, il est à nouveau indispensable de rappeler nos revendications contre les violences faites aux femmes :
• Une formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes ;
• La mise en place d’un Observatoire national des violences ;
• Le changement dans le code pénal et le code du travail de la définition du harcèlement sexuel ;
• La délivrance ou le renouvellement dans les plus brefs délais du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales ;
• Le statut de réfugiée pour toute femme demandant l’asile parce que victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes ;
• L’abrogation du délit de racolage et la mise en œuvre d’une politique de pénalisation du client de la prostitution ;
• Une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes en danger ;
• La possibilité pour toutes les femmes qui risquent de subir des violences d’être protégées, par la loi, et non seulement celles victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé.
Alors n’hésite pas à nous retrouver samedi 5 novembre à 14h place de la Bastille à Paris.






















































































































