4 établissements suppriment leurs frais d’inscription illégaux

Pour la 7ème année consécutive l’UNEF a rendu public en juillet dernier les résultats de son recensement des établissements qui pratiquent des frais d’inscription illégaux. Pour la première fois, l’UNEF a ajouté à la liste des universités hors la loi celle des écoles

Suite aux courriers de rappels à l’ordre envoyé par l’UNEF à ces établissements, certains d’entre eux ont annoncé la suppression des frais d’inscription illégaux :
L’université Lumière Lyon 2
L’IPB (Institut Polytechnique de Bordeaux)
L’INPT (Institut Nationale Polytechnique de Toulouse)
L’ILIS (Institut lillois d’ingénierie santé)

Ces établissements, en réponse à l’UNEF ont annoncé la suppression de leurs frais illégaux qui prenaient la forme de frais de dossier ainsi que le remboursement des étudiants.

L’UNEF se félicite de ce retour dans la légalité. Cela constitue une véritable victoire pour les étudiants et appelle les autres à suivre leur exemple.

Les frais d’inscription illégaux constituent aujourd’hui une sélection financière des étudiants, qui n’ont souvent pas les moyens de s’acquitter de ces frais pouvant atteindre 4 500 euros, et une remise en cause de l’accès à l’enseignement supérieur qui est organisée par les universités qui vont chercher dans la poche des étudiants l’argent que le gouvernement ne leur donne pas.

Si depuis la parution du premier classement des universités hors la loi de l’UNEF la proportion des établissements ayant des pratiques illégales a fortement diminué (64 en 2007 contre 28 en 2011), un nombre important d’établissements font encore de la résistance. L’UNEF continuera les démarches juridiques pour faire rentrer dans le rang les établissements récalcitrants et pour que les étudiants puissent être remboursés.

L’UNEF refuse que les frais d’inscription illégaux soient une réponse au sous-financement dont souffrent actuellement les universités. Les engagements d’augmentation du budget de l’enseignement supérieur doivent se traduire par une augmentation des dotations de fonctionnement des universités afin de leur donner les moyens de fonctionner sans recourir à des pratiquent illégales.