Résultats de l’enquête AFIJ sur la situation de l’alternance dans le Supérieur

Enquête AFIJ : 32% des entreprises affichent des difficultés de recrutement de jeunes post-bac sur des contrats en alternance et 42% connaissent des pénuries pour certains postes

Le développement de l’alternance dans le supérieur nécessite de lever certains freins.

L’enquête sur l’alternance, que vient de mener l’AFIJ auprès de ses partenaires recruteurs réguliers de jeunes diplômés, apporte des éclaircissements sur la situation présente.

Pour les contrats d’alternance post bac, le recrutement par niveau de formation est de 28% à niveau bac, 42% à bac+2, 16% à bac+3 et 14% à bac+4. En résumé, 70% des entrants en alternance ont un niveau inférieur à la Licence et 30% possèdent un niveau Licence ou plus. On constate une variation selon la taille des entreprises : les entreprises de plus de 250 salariés proposent 34% de contrat post licence contre 27% pour les TPE. 

La proportion du nombre des alternants par rapport aux effectifs de l’entreprise se situe entre 2 et 3%. On constate une grande diversité de situation selon les entreprises puisqu’une part d’entre-elles (31%) ont dépassé le seuil des 4% tandis que 45% sont en deçà des 2%.

Des difficultés de recrutement

Les entreprises affichent clairement des difficultés de recrutement : 32% de manière générale et pour 42% sur certains postes. Pour les entreprises de plus de 250 salariés, les chiffres sont encore plus élevés : pour 40% de manière générale et pour 47% sur certains postes. On peut faire l’hypothèse que les difficultés des entreprises de plus de 250 salariés sont liées à la volonté de croissance de leurs effectifs d’alternant à laquelle les incite la mise en place des quotas de 4 puis 5% avec un système de bonus – malus.

Les entreprises indiquent des taux d’abandon de contrats d’alternances nuls ou peu nombreux (84%) pour la plupart des entreprises. Mais, 11% des entreprises annoncent des taux de rupture supérieurs à 15%. Cette concentration des abandons semble liée aux secteurs ou aux postes.

La poursuite du développement de l’alternance dans le supérieur (+10% par an) dépendra des demandes des branches professionnelles et des mesures publiques. La part des diplômes obtenus en alternance reste faible par rapport à l’ensemble des diplômes délivrés et ne remet pas en cause le système de formation initiale.

Le public jeune a une image faussée de l’alternance et pas forcément la volonté de suivre une formation sous cette forme. Il reste à convaincre. Les métiers qui recrutent sont souvent peu connus par les lycéens et les étudiants ; ils sont parfois peu attractifs.

Une action allant de la sensibilisation des jeunes sur les opportunités de contrat d’alternance dans le supérieur jusqu’au recrutement est nécessaire.

Organisation de la Semaine Alt Sup par l’AFIJ

Pour répondre en partie aux difficultés de recrutement en alternance et promouvoir cette voie auprès des jeunes, l’AFIJ organise, du 26 au 30 mars prochain dans plus de 40 villes de France, la 3ème édition d’Alt Sup, la semaine nationale de l’alternance dans le supérieur.

Cette semaine de l’alternance se donne pour objectifs d’améliorer l’orientation professionnelle et l’information générale des jeunes sur les opportunités de formation et les secteurs qui recrutent et de répondre aux besoins des recruteurs en recherche de candidats pour des contrats de professionnalisation ou d’apprentissage. Elle propose, tout au long de la semaine, plus de 200 évènements « alternance » partout en France (rencontres entreprise, ateliers de formation, forums, etc.)

 

Pour plus de renseignements : www.afij.org/altsup2012

Contact presse AFIJ – Alt Sup 2012 : Agnès MERCIER – mercier@afij.org ou Zohra REDJEM – redjem@afij.org

Téléchargements (programme, visuels, bannière, etc.) : http://www.afij.org/altsup2012/telechargement.php