Rassemblement en soutien aux québécois en lutte pour leurs droits sociaux • 19h • Trocadéro

Depuis plus de 100 jours, les étudiants québécois sont mobilisés contre l’augmentation de plus de 80% en 7 ans des frais de scolarité imposée par le gouvernement de Jean Charest. Des dizaines de manifestations ont été organisées dans la province et la majorité des établissements universitaires du Québec se sont mis en grève tout au long de ce mouvement.

L’adoption de la loi 78 a donné une nouvelle ampleur au mouvement

Devant la mobilisation d’une génération refusant l’avenir que l’on cherche à lui imposer, le gouvernement a fait le choix de la répression et non du dialogue. La logique répressive dont il a fait usage a atteint un niveau inégalé avec l’adoption de la loi 78. Cette dernière restreint drastiquement la liberté d’expression et le droit de manifestation au Québec. Elle a été condamnée par l’ensemble du mouvement social et civil. Cette loi est l’illustration, le symbole, d’une société qui, faute de pouvoir écouter la jeunesse, préfère tenter de bâillonner sa voix.

Une société qui prône l’endettement dans l’accès aux études est une société qui ne fait pas de place aux jeunes

Le mouvement étudiant au Québec représente pour les jeunes du monde entier l’incarnation de leur crainte quant au futur qui leur est réservé. Depuis 2007, les jeunes ont été parmi les premières victimes de la crise. Face aux conséquences sociales de celle-ci, plutôt que d’assurer l’avenir et le futur des travailleurs de demain, de nombreux gouvernements ont fait le choix de couper les budgets dans l’enseignement supérieur et d’augmenter les frais d’inscriptions que doivent payer les étudiants. En agissant ainsi, ils privent de l’accès à l’éducation un nombre croissant de jeunes. Ces choix ont pour conséquence de compromettre les possibilités de sortie de crise et de reprise économique et accentuent au contraire la dépression économique. Les jeunes, sur chaque continent, dans tous les pays, de l’Angleterre à l’Espagne en passant par l’Australie, remettent en cause les politiques visant à restreindre l’accès du plus grand nombre à l’enseignement supérieur. L’ensemble de ces mobilisations rappellent que l’éducation est un droit imprescriptible auquel les jeunes générations sont attachées.

L’UNEF engagée auprès des jeunes québécois

La situation des étudiants québécois nous interpelle, elle résonne en écho avec les mobilisations que les étudiants français ont mené ces dernières années. Ainsi L’UNEF apporte son soutien plein et entier à tous les jeunes québécois qui mène une mobilisation qui a depuis longtemps franchit les frontières du Canada. L’UNEF appelle les étudiants à se mobiliser à Paris en solidarité avec les jeunes québécois ce vendredi 1 juin à 19h sur le Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro pour que la voix de la jeunesse se fasse entendre, en écho aux rassemblements ayant eu lieu hier en Belgique et aux Etats-Unis.