L’UNEF opposée à l’augmentation de la cotisation à la sécurité sociale étudiante

Le ministère de la Santé a annoncé aujourd’hui une hausse de la cotisation à la sécurité sociale étudiante de 4 euros, soit une augmentation de près de 2% en un an. Pour l’année 2012-2013, les étudiants devront donc s’acquitter de la somme de 207 euros lors de leur inscription universitaire, au lieu de 203 euros pour l’année universitaire 2011-2012. L’UNEF dénonce cette augmentation qui fait suite à cinq années de hausse des dépenses obligatoires. Dans un contexte de crise du pouvoir d’achat étudiant, le redressement des comptes publics ne saurait passer par de nouvelles ponctions sur des porte-monnaie déjà vides !

Une augmentation qui vient creuser le pouvoir d’achat des étudiants

Depuis 10 ans, les dépenses obligatoires ont augmenté trois fois plus vite que les aides sociales. En ce qui concerne le coût de la cotisation, il est passé de 171 euros en 2002 à 203 euros en 2011. Face à des difficultés financières croissantes, les étudiants sont de plus en plus nombreux à travailler pour financer leurs études (73% selon l’OVE) et par conséquent, plus vulnérables face à l’échec universitaire. L’annonce d’augmenter le coût de la cotisation est d’autant plus regrettable que les étudiants avaient exprimé clairement, l’hiver dernier, l’urgence d’améliorer la leur situation sanitaire. Sans investissements supplémentaires dans le système d’aides sociales, l’augmentation de la cotisation à la sécurité sociale étudiante est un poids supplémentaire dont les étudiants et leurs familles se seraient bien passés.

Le gouvernement doit agir pour le pouvoir d’achat des étudiants.

Depuis 2006, les étudiants ont vu leurs dépenses obligatoires augmenter de plus de 33%. Cette hausse du coût de la vie prive chaque année des milliers de jeunes du droit de faire des études. Ainsi, en l’espace de 5 ans, la part des étudiants issus de milieux populaires dans l’enseignement supérieur a baissé de 9,1 points.

Le président de la République a annoncé vouloir faire de la jeunesse sa priorité. C’est dès maintenant, dans la préparation de la rentrée, que son gouvernement doit agir en conformité avec cet engagement. En particulier, les étudiants ne doivent pas souffrir de la politique d’économies budgétaires voulue par le gouvernement.

C’est pourquoi l’UNEF exige :

–        Un gel immédiat de l’ensemble des dépenses obligatoires pour les étudiants.

–        Un coup de pouce aux bourses sur critères sociaux dès le collectif budgétaire du mois de juillet permettant un rattrapage de l’inflation et un versement des bourses à date fixe.

–        La tenue de concertations le plus rapidement possible autour de la mise en œuvre d’un plan social étudiant. Ces négociations devront donner lieu à la création d’un statut social étudiant, donnant droit d’ici 2017 à une allocation d’autonomie universelle pour les jeunes en formation.

La lutte contre les déficits est une chose, mais c’est au présent qu’il faut investir dans la jeunesse.