Politique d’emploi des jeunes : Pour le CESE comme pour l’UNEF, le gouvernement doit faire mieux !


Ce mercredi 26 septembre, le CESE doit voter un rapport préconisant 18 mesures pour l’emploi des jeunes. De l’extension du RSA à l’aide à la recherche au premier emploi, de nombreuses revendications de l’UNEF sont portées par le CESE. L’UNEF saisit cette occasion pour pointer les insuffisances du dispositif emploi d’avenir discuté cette semaine au Sénat et poser ses conditions sur le contrat de génération. L’UNEF regrette le peu de place fait aux organisations de jeunesse dans la construction de ces dispositifs et demande l’ouverture d’une concertation sur l’emploi des jeunes.

Des mesures pour faciliter l’accès à la norme d’emploi et protéger la période d’insertion.

La publication du rapport du CESE sur l’emploi des jeunes représente une avancée dans le débat national. En particulier, l’encadrement des stages, l’instauration de bonus pour l’embauche en CDI, la conversion des CDD de longue durée en CDI ainsi que l’obligation d’une négociation par branche sur l’emploi des jeunes devraient faciliter l’accès des moins de 25 ans aux mêmes conditions d’emploi que le reste de la population.

La protection de la période d’insertion professionnelle, véritable bizutage pour les moins de 25 ans, se trouve au cœur des préconisations du CESE. En particulier, l’aide à la recherche du premier emploi est revendiquée par l’UNEF pour lutter contre le phénomène de déclassement. En ce qui concerne le RSA, c’est la première fois qu’une institution de la République reconnaît la nécessité de son extension. L’UNEF rappelle qu’elle demande la fin de toute discrimination en fonction de l’âge dans l’accès aux aides sociales.

Emplois d’avenir, une mesure encore trop imparfaite.

Au sujet des contrats aidés, le CESE relai l’exigence des jeunes de voir mis en place des dispositifs visant une insertion durable et dans des emplois de bonne qualité. Ainsi l’UNEF porte la nécessité de lier emplois d’avenir à une obligation de formation et de moduler le montant de l’aide selon que l’embauche soit en CDI ou en CDD. Malheureusement, après lecture au sénat, le projet ne prend toujours pas en compte ces exigences. Celles ci garantiraient pourtant que la période de contrat ne soit pas une occupation temporaire mais un levier vers la stabilité de l’emploi.

Le gouvernement doit entendre les jeunes sur les contrats de génération !

Alors que débutent les négociations sur le contrat de génération, l’UNEF demande au gouvernement de prendre enfin en compte les préconisations des jeunes concernant leurs conditions d’embauche. Ainsi l’UNEF alerte le gouvernement sur le risque d’exonérer de cotisation les emplois rémunérés au-dessous de 1,6 SMIC, ce qui pourrait créer un phénomène de plafonnement des salaires pour les jeunes.

Il faut aller plus loin : L’UNEF demande une concertation nationale 

Les dispositifs de contrat aidés sont une première réponse à la crise de l’emploi chez les jeunes mais ne suffiront pas à changer durablement leurs conditions d’embauche. L’UNEF appelle le gouvernement à se saisir du consensus issu des travaux du CESE pour organiser au plus vite une concertation sur la question de l’emploi des jeunes, à laquelle seraient intégrées les organisations de jeunesse. La priorité à la jeunesse, c’est aussi entendre ce que les jeunes ont à dire !