En novembre on vote pour tout changer !

Etre étudiant c’est devenir adulte et faire ses propres choix. Mais comment s’émanciper sans aucun revenu pour payer inscription, loyer, dépenses courantes etc. A moins de gagner au loto, nous n’avons que deux choix : rester une charge pour nos parents jusqu’au premier emploi stable ou prendre un job étudiant pour acquérir un peu d’autonomie, mettant ainsi en péril notre réussite. Cette injustice peut changer, à condition de revoir la façon dont fonctionne le système d’aide pour les étudiants. En effet, 80% d’entre nous sont privés de bourse et ceux qui en touchent n’ont droit qu’à un maximum de 460 euros (la moitié du seuil de pauvreté !). Pire, l’Etat consacre plus d’argent aux familles les plus riches par exonération d’impôts (c’est le système de demi-part fiscale), qu’à aider directement les étudiants. Dès le changement de gouvernement, l’UNEF a mis la pression sur cette question et a obtenu une augmentation de 2,1% des bourses. Pour aller plus loin, nous avons tous signé des milliers de pétitions à la rentrée. Cette mobilisation a obligé le gouvernement à annoncer la création d’un nouveau système. Les négociations auront lieu au lendemain des élections syndicales du CROUS, prévues pour fin novembre. Le calcul est simple : plus nous serons nombreux à nous mobiliser dans les urnes partout en France, plus nous aurons du poids à la table des négociations.

Un système de bourses à revoir entièrement

Que l’on habite chez nos parents ou que nous soyons indépendants, étudiants étrangers ou en mobilité… nous connaissons tous des difficultés pour accéder à notre autonomie. Cette situation est due à notre système d’aide. Il est :

INSUFFISANT 80% des étudiants n’ont pas droit aux bourses et ceux qui en touchent n’ont qu’un maximum de 460 euros. Résultat il faut trouver soi-même de quoi vivre, soit en prenant un petit boulot ; soit en restant à la charge de nos parents.

INADAPTÉ Les aides sociales ne sont pas du tout calculées selon notre situation propre mais en fonction du salaire de nos parents. Résultat, le système est totalement déconnecté de nos besoins réels et laisse une majorité d’entre nous livrés à eux-mêmes.

INJUSTE Si nous ne sommes pas aidés comme il le faudrait, ce n’est pas que l’Etat n’en a pas les moyens. Tous les ans, il consacre plus d’argent en exonération d’impôts pour les fa milles les plus riches (2,3 milliards), qu’en aide directe aux étudiants (1,6 milliards).

 L’action des élus UNEF au CROUS c’est :

• Pour les étudiants boursiers, la mise en place d’un dixième mois de bourse et le maintien de la bourse en cas de redoublement
• Pour ceux qui n’ont pas droit aux aides et qui galèrent, la mise en place des aides d’urgences du CROUS
• Pour les étudiants étrangers, l’accès aux aides d’urgences du CROUS
• Le passage de 2000 constructions de logements étudiants, à 4000 par an
• Le développement du chèque santé régional
• Le gel des tarifs en cafétéria 

Les élections au CROUS du mois de novembre une occasion unique

Entre le 19 et le 30 novembre, sur tous les campus de France, les étudiants vont voter au même moment pour élire leurs représentants au CROUS. Pour la première fois, une consultation nationale de tous les étudiants va déboucher directement sur la négociation d’une réforme totale du système d’aides sociales. Ces élections valent mieux que n’importe quel sondage : elles sont un moyen de pression incontournable à la veille de telles négociations.

En novembre on vote pour trois exigences !

L’UNEF défend l’idée que chaque jeune puisse être protégé financièrement pour se consacrer à ses études par une allocation d’autonomie universelle. Cela commence par faire changer tout le système de bourses en consacrant plus d’argent à aider les étudiants. Nous demandons la fin de la demi part fiscale qui prive les étudiants de 2,3 milliards d’euros pour les donner en éxonération d’impôts aux familles les plus riches. Cet investissement supplémentaire permettra de construire un nouveau système basé sur 3 exigences.