L’UNEF demande le rétablissement des bourses « métiers de l’enseignement »

Lors de la précédente réforme de la formation des enseignants, l’UNEF avait obtenu la mise en place d’un dispositif d’accompagnement social pour les étudiants issus de milieux sociaux modestes. Ces aides s’articulaient autour de deux volets. Le premier étant un « complément de bourse » permettant aux boursiers échelons 0, de bénéficier d’une bourse annuelle de 606 €. Le second reposant sur 10 000 aides attribuées en fonction de critères académiques et sociaux permettait aux étudiants boursiers de bénéficier d’une bourse complémentaire d’un montant annuel allant de 700 à 2 500 €. Au total ce dispositif d’aide bénéficiait d’une enveloppe de 25 millions d’euros gérés par les CROUS (Conseils Régionaux des Œuvres Universitaires et Scolaires).

Ces dernières semaines, les CROUS  ont annoncé la suppression de la subvention du ministère de l’Education Nationale. De ce fait ce sont l’ensemble de ces aides qui ne sont pas maintenues pour l’année universitaire en cours.

L’UNEF conteste cette mesure et demande le rétablissement de ces aides

A l’heure où le ministre de l’Education Nationale fait preuve d’un volontarisme fort sur la question de la formation des enseignants, il ne serait pas compréhensible que des étudiants voient leur situation sociale être dégradée par la suppression de ces aides. Les étudiants actuellement en première année de master seront les premiers touchés par l’année de transition qu’implique la nouvelle réforme de la formation des enseignant. Notamment, ils ne pourront pas bénéficier du dispositif « Emploi d’Avenir Professeur ».

Pour que la réforme ne se fasse pas au détriment des étudiants actuellement en première année de master, il est urgent de rétablir les aides qui leurs étaient destinées.

L’UNEF demande à Vincent Peillon de remettre en place la subvention à destination des CROUS, afin de rendre accessible les concours de l’enseignement aux étudiants de toutes les catégories sociales.

Sur le plus long terme, l’UNEF rappelle la nécessité de mettre en place une véritable filière de pré-recrutement pour soutenir financièrement les étudiants qui se destinent aux métiers de l’enseignement, et cela largement en amont du concours.