Tribune d’Emmanuel Zemmour dans l’Humanité : La sécurité sociale étudiante, un acquis précieux pour une protection solidaire.

Durant toute la semaine du 7 Janvier, Emmanuel Zemmour est l’invité du quotidien l’Humanité pour réagir à l’actualité de la semaine.

 Les débats sur la sécurisation professionnelle sont l’occasion d’interroger l’accès des étudiants à une protection sociale de qualité. Car si notre pays a tant de mal à répondre aux exigences de ses étudiants en matière de droits sociaux, c’est que leur statut dans la société peine à être reconnu.

 Futurs salariés, ils refusent d’être exclus des protections collectives et veulent légitimement être considérés comme des citoyens à part entière. Jeunes en formation, ils ont des besoins particuliers auxquels la collectivité doit répondre pour leur permettre de s’émanciper réellement de leur milieu d’origine sans être obligés de passer par la case précarité.

 Répondre à ces besoins spécifiques tout en assurant l’intégration à une société de travailleurs égaux, c’est un défi auquel ne répond qu’un seul acquis: le régime de sécurité sociale étudiante, crée en 1948. Délégué du régime obligatoire, il est assis sur la solidarité nationale et tisse un lien précieux entre les étudiants et tous les travailleurs du pays. Géré depuis sa création par les étudiants eux-mêmes, il leur permet de s’engager pour leur protection sociale à travers leurs mutuelles.

 Dans la droite ligne des combats pour l’IVG ou la protection des étudiants étrangers, la mutualité étudiante développe ainsi des couvertures sanitaires adaptées aux problématiques étudiantes, des campagnes d’information ainsi que des actions de prévention indispensables. La gestion du régime leur reconnaît surtout une citoyenneté sociale, dont ils sont trop souvent privés, que ce soit en ne cotisant pas pour le système de retraites ou en se voyant refuser les minimas sociaux à leur sortie d’études.

Alors que s’ouvrent actuellement les élections au sein de la mutuelle des étudiants, il est indispensable de permettre à chaque jeune en formation de continuer de s’impliquer dans un système pensé par et pour les étudiants.