L’UNEF se réjouit du retour probable de Sevil mais déplore sa condamnation.

 

Vendredi 15 février 2013, le tribunal de Bursa a condamné l’étudiante française Sevil Sevimli à 5 années de prison pour « propagande terroriste ». Sevil est tout de même autorisée par les autorités turques à revenir en France en attendant son procès en appel.

L’UNEF se réjouit du retour probable de Sevil Sevimli en France, où l’attendent ses proches et ses soutiens.

L’UNEF déplore cependant la condamnation dont a fait l’objet l’étudiante, simplement pour avoir participé à une manifestation. L’UNEF rappelle que des centaines d’étudiants sont actuellement incarcérés en Turquie pour leur prise de position politique.

L’UNEF demande aux autorités françaises de tout mettre en œuvre pour un retour le plus rapide possible de Sevil Sevimli.

La Turquie est un partenaire européen important de la France et plusieurs universités des deux pays nouent des relations étroites et profitables à leurs étudiants. La politique de répression politique du premier ministre Erdogan fragilise considérablement ces relations.

L’UNEF exhorte le ministère des affaires étrangères et le ministère de l’enseignement supérieur de tout mettre en œuvre pour que les étudiants français en voyage d’étude en Turquie ne soient plus inquiétés par des risques de condamnations abusives.

 L’UNEF reste profondément attachée au développement des partenariats internationaux entre universités françaises et celles d’autres pays du monde.

L’UNEF demande ainsi à ce qu’une mission de réflexion et de développement des partenariats universitaires soit conduite par les deux ministères avec les étudiants, pour favoriser la mobilité internationale tout en garantissant la sécurité des étudiants français.