Assemblée générale et occupation nocturne de Sciences Po : les étudiants en ont assez !

Quatre cent personnes réunies dans l’amphithéâtre Emile Boutmy de Sciences Po en Assemblée générale à l’appel d’étudiants, salariés et enseignants, ont voté l’occupation des lieux dans la nuit de mercredi à jeudi.Réunis depuis 19h15 pour dénoncer la procédure de désignation du nouveau directeur de Sciences Po, opaque et non démocratique, nous avons voté à l’unanimité les revendications portées de longue date par la communauté étudiante, enseignante et salariée.

Les revendications retenues portent sur la tenue d’un débat public entre les candidats avant le vote des deux conseils, pour leur permettre d’exposer leurs projets pour l’établissement et qu’ils soient en mesure de répondre aux questions et de prendre des engagements devant l’ensemble de la communauté Sciences Po : étudiants, enseignants, salariés. Dans cet esprit, nous demandons la communication des dossiers des 32 candidats à l’ensemble des élusdans les plus brefs délais, avec les commentaires et appréciations du comité de recherche : on ne peut pas demander aux élus de se prononcer en possession de trois dossiers seulement sur les 32.

En conséquence, nous appelons à une mobilisation devant le Conseil d’Administration de la FNSP du vendredi 1er mars pour imposer qu’il ne se prononce pas avant la tenue du débat. Nous affirmons en outre le caractère nécessaire et inévitable de la démission de son président, Jean-Claude Casanova. Nous affirmons la prééminence et la légitimité du Conseil de Direction de l’IEP, élu, sur le Conseil d’Administration de la FNSP.

Cette occupation vise d’abord à interpeller la direction de l’établissement, qui s’est engagée dans la voie du verrouillage et l’opacité. La ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, doit également prendre ses responsabilités à l’égard de Sciences Po. En particulier, Jean Gaeremynck qu’elle a missionné pour orchestrer la succession de Richard Descoings, a clairement échoué dans sa mission en cumulant les mécontentements: il faut réaffirmer la nécessité d’une procédure consensuelle, démocratique, transparente et collégiale.