Étudiants syriens en France, sans bourses depuis la rentrée !

Le conflit syrien qui a démarré il y a bientôt deux ans par une contestation du régime de Bachar El-Assad, s’est militarisé, et a déjà fait au moins 70 000 morts. Face à l’acharnement et la répression organisée par les forces gouvernementales, l’Union Européenne a pris en Mai dernier des sanctions à l’encontre de la politique de Bahar Al-Assad. Ces sanctions consistent pour partie à interdire toute transaction financière entre le régime Syrien et les Etats de l’Union Européenne.

Malheureusement, cette situation a engendré des dommages collatéraux. En effet ce mécanisme d’interdiction des transactions financières a pour conséquence de bloquer le versement des bourses du gouvernement syrien à ses ressortissants actuellement étudiants en France. L’ambassade de Syrie ne pouvant recevoir l’argent débloqué par son gouvernement à destination de la France.

Depuis la rentrée universitaire, les étudiants syriens en France subissent cette situation. Ces étudiants n’ont ainsi aucune ressource pour subvenir à leurs besoins. Si les sanctions de l’Union Européenne peuvent être légitimes envers la Syrie, elles ne doivent pas pénaliser les ressortissants syriens étudiant actuellement en France.

Face à cette situation, l’Etat Français doit prendre ses responsabilités. Pourtant à l’heure qu’il est les étudiants syriens en France n’ont toujours reçu aucune réponse à leur problème, ni de Campus France, ni du ministère de l’enseignement supérieur ou des affaires étrangères. L’UNEF demande à ce qu’une réponse financière rapide soit trouvée par le gouvernement français pour répondre à la détresse des étudiants. Certains pays comme la Grande Bretagne ou l’Autriche se sont par exemple dotés d’un fond de soutien pour les étudiants étrangers en cas de conflit pendant leur cursus.

L’UNEF demande au gouvernement Français de constituer à l’image de ses voisins européens un fond de soutien visant à répondre à ce type de situation. Ce fond de soutien doit permettre de résoudre dans l’immédiat les problèmes des étudiants syriens et d’éviter que cette situation se reproduise à l’avenir.

Dans l’attente de réponses de la part du gouvernement, l’UNEF se tient également à disposition des étudiants Syriens en difficulté pour les aider à constituer des dossiers d’aide d’urgence (FNAU Ponctuel) auprès du CROUS. Il s’agit de la seule aide à laquelle peuvent en effet prétendre aujourd’hui les étudiants étrangers.