Manifestation du 9 avril 2013, les jeunes exigent de vrais réponses pour l’emploi

 

L’UNEF participera à la manifestation du 9 avril 2013, relative au projet de loi sur la sécurisation de l’emploi. A contre-courant des contrats de génération permettant l’accès à un CDI pour les jeunes, cette loi, issue des Accords Nationaux Interprofessionnels (ANI), risque de précariser un peu plus les jeunes sur le marché du travail à l’heure où un quart des jeunes sont au chômage, et où ils n’ont pas droit aux minima sociaux tel que le RSA. L’UNEF appelle les parlementaires à ne pas voter une simple retranscription des accords dans la loi et à s’emparer sérieusement du dossier de l’emploi des jeunes, sur lequel il est temps de dépasser les simples mesures d’urgence et garantir l’accès au droit commun.

 

Licenciements : les jeunes subissent une double peine 

Les dispositions contenues dans l’accord facilitent la mise en œuvre de plans sociaux dans les entreprises, au détriment des salariés. Si ces dispositions constituent un bouleversement du droit du travail pour l’ensemble des salariés, elles fragilisent encore plus les jeunes sur le marché de l’emploi, ayant souvent moins d’ancienneté au sein des entreprises. 

Plus grave encore, les jeunes, non reconnus socialement, n’ont actuellement pas accès aux minima sociaux tels que le RSA et n’ont, dans la plupart des cas, pas droit aux allocations chômages, car n’ayant pas assez cotisé. L’UNEF s’indigne que les conséquences d’un accord interprofessionnel s’orientent vers une augmentation du nombre de jeunes sans ressources.

 

Taxation des contrats courts : une exception pour le gouvernement 

Si l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier marquait l’apparition d’une taxation des contrats courts, il prévoit plus d’exceptions que de contrats concernés. L’UNEF regrette que la plupart des contrats échappent à la taxe, notamment les contrats saisonniers et d’intérims qui concernent particulièrement les jeunes. L’UNEF déplore que la taxation des contrats courts soit une exception et non une normalité.

 

Dépasser les réponses d’urgences sur l’emploi des jeunes

A l’heure où les emplois d’avenir peinent à remplir leurs objectifs, il est temps de garantir des mesures durables pour l’emploi des jeunes. Si rien n’est fait, la situation des jeunes dans l’emploi risque de s’aggraver. La protection des jeunes en recherche d’emploi doit être une priorité, en ouvrant le droit au RSA pour les jeunes de moins de 25 ans par exemple, et en garantissant la reconnaissance des qualifications dans les conventions collectives.