L’UNEF accueille favorablement l’annonce d’un titre de séjour pluriannuel, dès la Licence, pour les étudiants étrangers.

Les ministres Geneviève Fioraso et Manuel Valls ont annoncé hier, des mesures importantes pour les étudiants étrangers. Le titre de séjour pluriannuel ou encore le guichet unique d’accueil sont en effet des revendications portées de longue date par l’UNEF et qui figuraient dans la contribution du syndicat, jointe au document préparatoire du ministère de l’Intérieur. Cependant, si l’UNEF se félicite de ces annonces, le débat sur une augmentation des frais d’inscription vient ternir l’enthousiasme des étudiants.

 

L’UNEF se félicite de l’annonce d’un titre de séjour pluriannuel dès la Licence, un pas important vers l’égalité entre étudiants français et étrangers.

 

Le titre de séjour pluriannuel, valable pour l’ensemble du cycle d’étude, dès la Licence, et intégrant la possibilité de se réorienter ou de redoubler, est en rupture avec la politique discriminatoire qu’ont subit les étudiants étrangers ces dix dernières années. En effet, la place des étudiants est dans les amphis et non, dans les queues interminables devant la préfecture. Ce nouveau titre permettra également de sortir en partie de l’arbitraire des préfets et des erreurs d’appréciation de la situation réelle du cursus d’un étudiant étranger.

 

Le débat parlementaire doit avancer vers plus d’égalité

 

Le débat parlementaire, aujourd’hui repoussé, ne doit pas être laissé de côté. Il doit permettre d’aller vers plus d’égalité entre étudiants français et étrangers. Des mesures importantes peuvent émaner de ce débat, notamment la réforme de la procédure Campus France. Cette procédure opaque et inefficace, pousse de nombreux pays à rompre leurs conventions avec la France. L’insertion professionnelle des diplômés étrangers, pour qui le retrait de la circulaire Guéant n’est pas suffisant, est également un débat majeur. L’UNEF demande que la durée de l’APS passe de six mois à un an, et que la procédure de droit commun soit facilitée.

 

Enfin, l’UNEF reconnaît les avancées dès lors qu’elles sont réelles mais n’hésitera pas à se mobiliser en cas de recul majeur. Une augmentation des frais d’inscription est une ligne rouge que nous refusons de voir franchie. Le gouvernement ne peut laisser trop longtemps planer le doute sur le sujet. L’UNEF exige qu’une position claire, en faveur du refus d’une augmentation des frais d’inscription, soit prise rapidement.