Concours national véto-agro : l’UNEF dénonce des dysfonctionnements à répétition.

Pour la seconde année consécutive, les concours nationaux d’entrée aux formations d’agro-véto (banque d’épreuves BCPST) ont connu des dysfonctionnements majeurs, susceptibles de pénaliser lourdement les étudiants. En effet, le 10 mai dernier, alors que la période des épreuves n’était même pas achevée[1], les 3 000 candidats ont appris qu’une partie de leurs copies de biologie avaient été égarées par l’administration. Il se sont donc vus invités à repasser l’une des épreuves au coefficient le plus élevé et d’une durée de 3h30 le 16 mai prochain.

L’UNEF rappelle que les mêmes faits avaient déjà perturbé l’organisation de ce concours il y a maintenant un an, concernant l’épreuve de philosophie. L’UNEF dénonce un amateurisme insupportable qui pénalise les étudiants, déjà sous tension lorsqu’ils se présentent à un concours qui fixe l’aboutissement de plusieurs années de préparation.

Une rupture d’égalité qui pourrait pénaliser des étudiants.

Le passage d’un concours implique une pression physique et morale éprouvante pour les étudiants, à laquelle ils se préparent longtemps à l’avance. L’annulation d’une épreuve est en ce sens déjà un coup dur pour les candidats. Mais au-delà de ces préjudices, le report de l’épreuve de biologie au jeudi 16 mai n’est pas sans conséquence pour les 3000 candidats aux formations BCPST. Le transport, l’hébergement pour se trouver près du centre d’examen ainsi que la compatibilité avec d’autres concours ( les Ecoles Normales Supérieures …) que présentent les candidats sont autant de questions auxquelles ils doivent maintenant répondre dans l’urgence. Des étudiants pourraient ainsi se voir les dans l’impossibilité matérielle de se présenter aux épreuves le jour de l’examen.

L’UNEF demande au Ministère de l’agriculture de prendre ses responsabilités.

Pour de nombreux étudiants ne résidant pas à proximité du centre examen, l’obligation de se présenter à cette nouvelle épreuve engendre inévitablement des coups financiers non négligeables. Les étudiants ne sont en rien responsables de cette énième maladresse. Il en revient aux organisateurs du concours de compenser les préjudices moraux et financiers subit par les étudiants.

L’UNEF demande une audience immédiate au Ministère de l’agriculture pour envisager toutes les solutions afin d’assurer que l’épreuve se déroule dans les meilleures conditions.

L’UNEF demande à ce que les étudiants qui ont dû faire face à des coûts supplémentaires soient défrayés.

Il faut revoir l’organisation des concours du supérieur !

Aux vues des nombreux dysfonctionnements constatés (en 2011, 5 000 candidats aux concours Centrae Supeec, ainsi que 7 000 candidats aux ECN de médecine avaient subi les mêmes préjudices), l’UNEF demande à ce que l’organisation des concours nationaux soit revue. L’UNEF demande la mise en place d’un fond permanent pour compenser les pertes dues à ces erreurs administratives, ainsi qu’une centralisation de l’ensemble des concours du supérieur sous l’autorité du ministère de l’enseignement supérieur.

[1] Le concours BCPST se déroule sur trois semaines, du 29 avril au 15 mai et concerne 3 000 étudiants.