Conférence sociale : La priorité jeunesse est-elle derrière nous ?

La deuxième conférence sociale du quinquennat s’ouvrira le jeudi 20 juin alors que le taux de chômage, et en particulier celui des jeunes continue de grimper dans l’ensemble des pays de l’Union Européenne. En France, les dispositifs d’accompagnement vers l’emploi des jeunes les moins qualifiés ont permis de répondre à des situations d’urgence individuelle, sans pour autant engager un renversement de la tendance. Le taux de chômage des jeunes actifs stagne toujours aux alentours de 24%, soit le double du reste de la population. 

Pour autant, aux vues du programme de la conférence sociale, la priorité donnée à la jeunesse par le président de la République semble désormais derrière nous. L’UNEF déplore que le sujet de l’emploi des jeunes ait peu à peu déserté les grands rendez-vous sociaux pour n’être traité que comme un élément de bilan de la politique de François Hollande. Tout reste pourtant à faire.

Afin d’interpeller le gouvernement sur les mesures indispensables à prendre pour la jeunesse, l’UNEF rend aujourd’hui public un court document envoyé en contribution pour la conférence sociale. 

Ce document s’articule autour de cinq chantiers prioritaires : 

 – Elargir l’accès aux droits sociaux aux moins de 25 ans : pour rompre avec l’exception française qui laisse ses jeunes à la marge des systèmes de protection solidaire.

– Accompagner la période d’insertion professionnelle : pour répondre aux difficultés liées au statut de nouvel entrant sur le marché de l’emploi.

– Prendre en compte les années de formation et d’inactivité forcée dans le calcul des droits à la retraite : pour que les années de formation et d’insertion ne soient plus pénalisantes.

– Etablir une nouvelle législation sur les stages : pour mettre fin définitivement à la pratique des emplois déguisés.

– Agir pour l’harmonisation européenne des politiques d’emploi des jeunes : pour créer un espace de protection sociale pour les jeunes de l’ensemble des pays de l’Union.