Prise en compte de la formation dans les droits à la retraite : L’UNEF revendique 3 trimestres par an pour les jeunes en formation.


Lors de son discours d’ouverture de la deuxième conférence sociale du quinquennat, le président de la République, François Hollande, s’est déclaré ouvert à la prise en compte des années de formation dans le calcul des droits à la retraite. Cette déclaration répond directement à une revendication de longue date de l’UNEF pour garantir aux nouvelles générations un accès à un système de retraites solidaires de haut niveau.

Une revendication essentielle pour notre génération.

Cette revendication portée par l’UNEF depuis plusieurs années répond à une double injustice. D’abord, l’allongement de la durée des études rendait inaccessible la perspective d’une retraite à taux plein pour notre génération, alors que l’âge moyen du premier emploi stable est en moyenne de 27 ans. De plus, l’accumulation d’années « blanches » en matière de capitalisation des droits sociaux, rendait la poursuite d’études pénalisante pour les jeunes, à l’heure où notre pays manque de diplômés de haut niveau.

L’UNEF défend la validation de trois trimestres par an pour les jeunes en formation.

Les jeunes en formation ne touchant pas de rémunération, l’UNEF défend la prise en compte des années de formation et d’insertion par un système de cotisation symbolique, financées par une cotisation de 0,15%  de la valeur ajoutée au niveau de chaque entreprise. Une année d’étude s’étalant sur 10 mois, l’UNEF revendique la capitalisation de trois trimestres par an pour tous les jeunes en formation. L’UNEF défend la prise en compte des périodes de stage et d’inactivité forcée en plus des années de formation. Sur la base du taux de cotisation actuel et d’une population de 2,4 millions d’étudiants, une telle mesure permettrait de ré-abonder les caisses de retraites d’un minimum de 1,6 milliard d’euros.

L’UNEF sera reçue par le président de la République le mardi 25 juin 2013 à l’Elysée. L’UNEF évoquera la nécessité d’un tel dispositif lors de ce rendez-vous, en plus de la question des conditions sociales de la rentrée et de l’état financier des universités.