L’UNEF remporte les élections au CNESER avec un score historique de 41% !

Un an après l’invalidation des élections étudiantes au Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER), la liste « UNEF et associations étudiantes » remporte le nouveau scrutin, avec 5 élus sur 11 et 41% des voix exprimées.

Une élection qui renforce le poids des élus « UNEF et associations étudiantes »

Avec plus de 120 voix d’avance sur la deuxième liste, la liste « UNEF et associations étudiantes » affiche une nette progression lors de ce scrutin, avec un élu supplémentaire et une progression de 5% par rapport à 2012. Ce résultat confirme la très bonne dynamique de notre liste syndicale, qui avait déjà remporté les élections aux CROUS (Centres régionaux des œuvres universitaires et sociales) avec 43,7% des suffrages. Cela représente de nouvelles marges de manœuvres importantes pour porter nos revendications au CNESER et peser auprès du Ministère de l’Enseignement Supérieur.

L’aboutissement d’une bataille démocratique

Ces résultats sont avant tout une victoire pour la démocratie étudiante. Lors du scrutin de 2012, ce furent plus de 350 électeurs privés de leur droit de vote par la suppression des suppléants CA en cours de scrutin ou encore le gel arbitraire de plus de 200 voix au cours du dépouillement. La tenue particulière d’un scrutin à mi-mandat est le résultat d’un recours victorieux porté au Tribunal Administratif par les listes « UNEF et associations étudiantes » en juillet 2012, qui a permis la tenue de nouvelles élections plus sereines et équilibrées.

Un plébiscite pour un projet de démocratisation de l’Enseignement Supérieur

Ce scrutin est avant tout un message fort envoyé aux pouvoirs publics et une légitimité accrue pour les combats portés par les élus « UNEF et associations étudiantes » au niveau national.

• Un réinvestissement massif dans l’Enseignement Supérieur

La première priorité des élus « UNEF et associations étudiantes » sera de répondre à l’état de pénurie financière dans lequel se trouvent nos universités, provoquant des dégradations sans précédent de nos conditions d’études. Avec seulement 4 000 euros dépensés par étudiants dans certaines filières de licence, contre 15 000 euros dans les classes préparatoires, les élus étudiants ont ainsi manifesté leur volonté de voir l’Etat se réengager financièrement pour améliorer la qualité de leur formation et de leur diplôme.

• Un cadre national des diplômes contraignant

La victoire des listes « UNEF et associations étudiantes » aux élections nationales est aussi le signe des attentes étudiantes concernant la nouvelle loi d’enseignement supérieur. Il est grand temps que la loi nous offre une protection contre la dérèglementation de leurs diplômes. Nous nous attacherons à ce que la promesse de cadre national des diplômes faîte par la ministre Geneviève Fioraso se concrétiser maintenant dans les faits, en garantissant une véritable rénovation des formations universitaire, assurant : un contenu commun pour tous les établissements, des garanties en matière de volume horaire, de taux d’encadrement ainsi que des parcours pluridisciplinaires.

• Le gouvernement doit entendre les priorités étudiantes en matière de conditions de vie.

Nous attendons du gouvernement qu’il tienne compte de la progression de nos listes pour accélérer les chantiers favorisant la réussite de tous et l’accès à l’autonomie. La réussite des étudiants restera un vœu pieux si nos conditions de vie ne s’améliorent pas. Nous nous battrons pour qu’une réforme d’ampleur des aides sociales voie le jour rapidement, avec un premier investissement dès le mois de septembre 2013.