Cité U d’Antony : Les résidents étudiants occupent leur cité U pour empêcher sa destruction.

Le Mardi 2 Juillet, la CAHB présidée par G. Siffredi et le Conseil Général des Hauts de Seine présidé par Patrick Devedjian ont engagé la destruction du bâtiment H de la plus grosse résidence universitaire d’Europe, la résidence Jean Zay à Antony. Aussitôt une centaine de résidents et de militants étudiants sont intervenus sur les lieux pour interrompre les travaux. 

La CAHB qui réclame depuis plusieurs années le transfert de propriété de la résidence, avait déjà du renoncer à son projet de démolition en 2009 suite à une mobilisation étudiante similaire. Le projet présenté par P. Devedjian prévoit en effet de détruire plus de 500 logements du site d’Antony (pour n’en maintenir que 1080), portant à plus de 1000 le nombre de logements détruits depuis 2008

 Cette nouvelle initiative intervient à la veille du rendu d’un jugement de la Cour d’appel de Versailles, censé statué sur la validité du transfert de propriété de l’Etat vers la CAHB (cf. pièce jointe). L’UNEF dénonce la volonté de P. Devedjian et G. Siffredi de passer en force à la veille du jugement.

L’UNEF rappelle qu’il serait irresponsable de détruire de nouveaux logement étudiants alors que l’Etat s’est engagé à construire 40 000 nouveaux logements étudiants d’ici la fin du quinquennat, et que seuls 3% des étudiants franciliens ont accès à une chambre en résidence universitaire.

Les résidents et militants étudiants ont décidé d’occuper les lieux jusqu’à obtenir la garantie qu’aucun nouveau bâtiment ne sera détruit avant que des négociation entre l’Etat, la CAHB, la mairie d’Antony et les résidents ne soient engagées. 

 

L’UNEF, à l’initiative du rassemblement d’aujourd’hui revendique qu’un nouvel accord soit engagé comportant :

– le maintien de 1300 chambres sur le site d’Antony

– la réhabilitation complète de la résidence et un plan de financement qui garantisse des loyers de sortie très sociaux

– la compensation des logements sur le département du 92 à hauteur de 1,2 logements construits, pour 1 logement détruit.