Loi Duflot : ce que les étudiants attendent encore du texte

 Aujourd’hui, mardi 17 septembre, l’assemblée nationale s’apprête à voter solennellement le texte de loi relatif au logement, déposé par la ministre Cécile Duflot. Pour l’UNEF, si la loi va dans le bon sens, il existe toujours des manques notamment sur ce qui concerne les étudiants. L’UNEF appelle les sénateurs à renforcer la priorité donnée à l’accès au logement pour tous.

 

La GUL un dispositif auquel les jeunes  en formation et en insertion professionnelle doivent avoir accès

L’UNEF soutient sur le principe le dispositif de garantie universelle des loyers (GUL) mais s’inquiète que les critères d’accès ne permettent pas aux jeunes d’en bénéficier pleinement. En effet, le niveau de ressources exigé pour accéder à la GUL exclut d’office les jeunes ne bénéficiant pas d’un salaire qu’ils soient étudiant ou soumis à de nombreuses périodes de chômage durant leur insertion professionnelle. L’UNEF demande à ce que l’universalité du dispositif de la GUL soit garantie par des critères d’accès adaptés à un public précaire. L’UNEF est prête à soutenir le dispositif s’il garantit à l’ensemble des étudiants boursiers l’accès de droit à la garantie universelle des loyers.

 

Pénaliser le locataire pour le responsabiliser, les députés se trompent de combat

A l’occasion du débat parlementaire, un amendement visant à règlementer les pénalités imposées au locataire en cas d’impayé a été adopté. Le locataire aura à régler, en cas d’impayé du dernier loyer, 30% de la somme due en plus du mois en retard.

L’UNEF avertit les parlementaires. Lorsque le cas d’impayé se présente il s’agit de l’expression d’une difficulté sociale et non, d’une tactique élaborée par le locataire pour  échapper à ses obligations. En ce sens, augmenter les pénalités n’aurait pour seul effet, que d’exercer une pression financière insupportable sur une personne déjà en difficulté. 

 Cet amendement est contradictoire avec l’esprit de la loi qui vise à favoriser l’accès au logement pour tous et donc, pour les publics les plus en difficultés. L’UNEF demande aux sénateurs de retirer cette disposition et au contraire, de renforcer le volet d’accompagnement social du locataire, prévu par la loi.