Faux départ sur les stages, on est loin du compte !

Une majorité de députés ont voté l’article 2 de la réforme des retraites, relatif à l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans. L’UNEF rappelle son opposition à cette mesure puisqu’elle prive notre génération de tout espoir d’accéder à une retraite à taux plein. Les jeunes ne peuvent supporter plus longtemps que l’on légifère en leur nom, sans qu’à aucun moment leurs propositions soient prises en compte.


Allongement de la durée de cotisation : une double peine pour les jeunes

L’UNEF n’accepte pas que de nouveaux efforts soient exigés des jeunes, alors que notre génération devra travailler plus longtemps tout en rentrant plus tard sur le marché du travail. C’est d’autant plus injuste qu’aucun effort n’est fait, dans ce projet de loi, pour prendre en compte les années d’études et les périodes d’inactivités forcées qui nous pénalisent dans le calcul des retraites.

 

La prise en compte des stages ne répond pas aux attentes des jeunes

Alors que la ministre, Marisol Touraine, avait ouvert une porte sur la reconnaissance des stages, celle-ci s’est à nouveau refermée. L’amendement présenté par le gouvernement sur la prise en compte des stages n’est ni plus ni moins qu’un mécanisme de rachat, pourtant fortement critiqué par les jeunes. Un stagiaire devra débourser 300 euros pour financer un trimestre. Une somme que peu de jeunes sont en capacité de payer.

Nous appelons les députés à modifier ce nouvel article pour permettre à tous les stagiaires de cotiser pour leur retraite. L’UNEF revendique que 50 jours de stage (sur une durée totale, avec ou sans interruptions) donnent droit à un trimestre validé. La cotisation doit être symbolique, appuyée sur la rémunération, et compensée par l’Etat et les entreprises. 


Modifier le projet de loi et garantir un droit à la retraite pour les jeunes

La réforme doit permettre de cotiser plus tôt. L’UNEF appelle les députés à soutenir les amendements qui portent une véritable prise en compte des années d’études afin que celle-ci ne soient pas un poids pour l’avenir des jeunes. 

L’UNEF appelle également les députés à prendre en compte les difficultés d’insertion professionnelles des jeunes, et à voter les amendements relatifs à la prise en compte des périodes de chômage non indemnisées.

L’UNEF sera présente, au côté du collectif « la retraite, une affaire de jeune », au rassemblement organisé le 10 octobre devant l’Assemblée Nationale.